6 mois après sa condamnation à mort, Joseph Kabila rompt le silence : Quand désir pouvoiriste et amnésie se mêlent !

6 mois après sa condamnation à mort, Joseph Kabila rompt le silence : Quand désir pouvoiriste et amnésie se mêlent !

Où est-il ? À Goma, l’affirment certains et comme l’a laissé croire la rumeur après la mort par drone de 3 personnes dont une humanitaire française de l’Unicef, dont le domicile serait proche de Joseph Kabila ?

Fait-il des va-et-vient au Rwanda, en Afrique du Sud ou en Ouganda ? Nul ne le sait avec certitude. En tous cas, depuis octobre dernier, personne ne l’a vu, ni entendu. Il vient de briser le silence par quelques interviews accordées à des médias. L’ex-président se montre ainsi dans La Libre Belgique combatif, pugnace, optimiste et évoque les questions nationales sans oublier son intime adversaire, le président Tshisekedi. Ce 23 mars, honni qui mal y voit un choix délibéré, Kabila fils a taclé son successeur l’accusant d’être celui qui empêche les Accords de Doha et Washington d’avancer. Tout en prônant le dialogue, « scénario nécessaire » pour éviter la « soudanisation de la RDC ». Le meilleur du verbatim est quand il dit à « Fatshi » « pas touche à la Constitution ! ». On croirait entendre un étranger, mais pas le même Kabila qui a tout fait pour s’octroyer un 3e mandat !

Il affirme qu’on foule au pied la Constitution congolaise, que « le problème en RDC, c’est la gouvernance, le manque de vision » et finit par lâcher le morceau : il faut mettre fin à la « dictature en RDC ». C’est donc un Kabila revanchard, qui a toujours la présidence en ligne de mire, et qui regrette in petto d’avoir cédé son fauteuil à Tshisekedi. Mais qui peut suivre ce même Kabila jusqu’au bout, lui qui n’a pas été aussi un exemple de démocrate, qui est arrivé au pouvoir en 2001 dans les conditions que l’on sait, qui a exercé une répression terrible sur ses compatriotes pour rester au pouvoir, et de guerre lasse d’avoir… le 3e bail s’est résolu à organiser des élections ?

Amnésique, Joseph Kabila croit que les Congolais ont oublié les années de plomb de son règne de 2001 à 2019. Qu’il en veuille à Tshisekedi, ça transpire dans cette interview ; qu’il veuille de nouveau revenir, tout ceci est son droit, mais qu’il ne croie pas se recouvrir de la peau de colombe qui n’a rien fait au peuple congolais et qui diabolise actuellement son successeur.

Qui est aussi responsable de cette « soudanisation » de la RDC dont il parle si rien n’est fait ?

Que dit-il de ses accointances avec l’AFC-M23 pour lesquelles il est accusé d’en être le vrai patron ? Or, si soudanisation il devait y avoir, n’est-ce pas du Kivu que ça commencerait ?

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