3e cuvée des Journées nationales d’engagement patriotique : La bouffe comme antiimpérialiste !

3e cuvée des Journées nationales d’engagement patriotique : La bouffe comme antiimpérialiste !

Quand le ventre est vide, l’oreille se bouche et surtout, on est très vulnérable face à un prétendu bon samaritain ou amphitryon du jour. L’impérialisme l’a si bien compris, que le système qu’il a mis en place fait toujours que dans nos assiettes c’est lui qui décide qu’est-ce qu’on doit manger. Reprenant un leitmotiv et une conviction de Thomas Sankara, le Capitaine Ibrahim Traoré, a l’occasion des Journées patriotiques a insisté sur le « produire burkinabè.

et manger burkinabè ». En invitant à conquérir notre dignité par la production locale, le chef de l’Etat touche un domaine existentiel pour tout être humain. L’autosuffisance alimentaire, la souveraineté du « tube digestif », n’est-ce pas ce que Mao affirmait que mieux vaut apprendre à pêcher le poisson que d’en recevoir d’une tierce personne ? Résoudre l’équation des « 5 doigts de la droite » est un enjeu primordial pour un pays qui se veut souverain. Quand du riz dont souvent la qualité laisse à désirer traverse océans et mers, quand ce riz arrive dans nos assiettes, c’est des pathologies à gogo, tandis que des margoulins en complicité avec des impérialistes se remplissent les poches. Et si ce riz était fabriqué au Burkina que risquait-on ? Pratiquement rien. L’Initiative présidentielle pour la production et l’autosuffisance alimentaire (IPP3A), l’offensive agropastorale 2023-2025 sont entre autres des projets d’envergure pour gagner la mère des batailles : la fin de la faim. On retient de ces propos présidentiels que le chef de l’Etat invite chaque Burkinabè à travailler, à être studieux au Burkina afin d’éviter de tendre la sébile à l’extérieur source d’asservissement. Et n’en déplaise aux cassandres IB leur dit : « Notre élan ne s’essoufflera pas face aux réalités du marché mondial. Ils se trompent. Nous ne craignons pas l’isolement, car nous cultivons notre force… si les flux extérieurs venaient à tarir, le Burkina Faso ne s’agenouillera pas… ». Invite présidentielle à ne compter que sur nous-même, s’il y a des vents contraires, car le Burkina Faso foi de IB, ne craint pas la globalisation et il le dit à ceux qui sont toujours dubitatifs de garder la conviction, et de se départir « du confort immédiat de l’importation », qui est un pisaller. Seule la production endogène made in Burkina est source de pérennité et de souveraineté.

Aujourd’hui au Faso

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR