1h30 avant l’ultimatum de Trump à l’Iran de déposer les armes sous peine de rayer la civilisation de l’ex-Perse du monde — soit 90 mn avant le deadline — un cessez-le-feu a été obtenu en 10 points et le président américain a sursoit à sa menace. Allait-il vraiment essayer de rayer l’Iran de la carte du monde ? Sans doute pas, mais on commence un peu à comprendre la psyché du 47e locataire de la Maison Blanche : comme dans un deal financier, immobilier ou autre, il met la barre très haut, tout en sachant qu’il obtiendra au final le maximum.
Qui a gagné ? « Victoire totale » selon Trump, ou l’Iran qui exigeait un « cessez-le-feu total » ?
Après 5 semaines de guerre, l’Iran, dont la crème théocratico-politique et militaire a été décimée, tient toujours. Trump ne pouvait qu’accepter cet aggiornamento, dont l’une des clauses doit manifestement l’énerver : la poursuite par l’Iran de l’enrichissement de son nucléaire militaire.
Les répercussions pour le continent africain
Avec quels yeux et quelles oreilles suit-on ces bruits de canon et de drones de ce côté du Moyen-Orient ? Loin de l’Afrique, soit, mais l’onde de choc et les répercussions frappent le continent dont plusieurs pays sont les maillons faibles de cette géopolitique ondoyante.
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Le soulagement du Détroit d’Ormuz : Ce canal de 55 km, où transitent 20 % du carburant mondial, est vital. Même en temps normal, il suffit d’un rien pour que des pays africains ressentent la pénurie ou le rationnement dans les stations-service.
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L’impact sur les prix : Ces 5 semaines de conflit ont déjà fait grimper le prix à la pompe, même en Europe. Pour l’Afrique, la menace d’un choc pétrolier et d’une hausse généralisée des produits de base reste prégnante.
Une paix sous haute tension
Si les négociations débutent ce vendredi 10 avril à Islamabad au Pakistan, l’incertitude demeure. Trump n’a peut-être pas renoncé à une équipée terrestre, et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, marqué par le « syndrome de Massada », veut l’effondrement total de l’Iran.
Vu d’Afrique, cette trêve gérée par « l’arbre à palabres » pakistanais reste fragile. Le spectre d’une crise économique majeure liée à l’énergie continue de planer sur le continent.
Aujourd’hui au Faso


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