Révision constitutionnelle en RDC :Le camp présidentiel donne le tempo

Révision constitutionnelle en RDC :Le camp présidentiel donne le tempo

 

 

 

André Mbata a sans doute eu le feu orange du chef de l’Etat Félix Tshisekedi lorsqu’il déclare ex cathedra mais aussi aux partisans de l’union sacrée et toute la galaxie du pouvoir de se mobiliser pour réfléchir sur un tripatouillage de la constitution. Le communiqué dont il s’est fendu résume l’état d’esprit qui règne dans le camp présidentiel : la révision de la Loi fondamentale est inéluctable surtout en ses articles relatifs aux baux du président de la République.

Partis politiques -ONG -Associations -confessions religieuses -syndicats … sont invités à se saisir de ce sujet national dans un délai d’un mois . Donc d’ici le 20 mai. Une temporalité suspecte car au pas de charge alors que rien ne presse et la RDC a d’autres priorités que ce toilettage constitutionnel. Par exemple, l’interminable guerre à l’Est du pays que même l’Accord du 4 décembre 2025 de Washington n’a pas pu circonscrire a fortiori faire cesser.

 

En tout, selon toujours l’inspiré Mbata, le draft ainsi produit sera remis au président Tshisekedi qui en décidera du sort . Des précautions langagières qui ne laissent personne dupe surtout pas l’opposition qui sait que « Fatshi » tient à son 3e bail.

On avait mis une sourdine au projet face aux urgences comme la guerre au Kivu mais à présent, le pouvoir estime que le moment est propice pour entamer le projet et le faire aboutir d’Issa !

A la vérité, Tshisekedi n’a jamais fait mystère de son souhait de se libérer du corset de l’article 70 qui prescrit toute destinée présidentielle à un quinquennat renouvelable 1 seule fois ! Et cet alinéa est cadenassé par l’article 220 de la Constitution de 2006. En suggérant il y a déjà 2 ans de modifier cet article et bien d’autres Tshisekedi avait déjà ce dur désir de s’offrir un 3e mandat.

Que se passera t-il d’ici le 20 mai 2026 ? Que va faire une opposition divisée dont les têtes de proue donnent de la voix mais à l’heure actuelle sont incapables de contrer ce projet dangereux mais au risque calculé ? Marches de protestations -manifs -de Moïse Katumbi et même de Martin Fayulu qui s’était rapproché de Tshisekedi toutes actions seront-elles efficaces ? En rappel, son prédécesseur Joseph Kabila avait eu la même velléité violences à l’appui mais avait dû rengainer.

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