L’image du gros avion où se sont engouffrés des Afghans et d’autres personnes lequel avion a décollé en catastrophe en 2021 alors que des islamistes afghans faisaient leur entrée dans Kaboul, cette image cauchemardesque est restée gravée dans l’esprit du monde entier.
Ce qu’on ne savait pas c’est que ces fuyards avaient été refourgués au Qatar plus exactement dans un camp américain le temps de voir venir ou plus exactement qu’ils rejoignent la grande Amérique. En faire donc des réfugiés pour l’American Way of Life. Ça c’était la promesse de l’Administration Biden. Le Qatar était donc un transit où certains ont trouvé de petits boulots de survie. Un transit qui perdure et qui risque de devenir encore plus dramatique car le successeur de Biden, Donald Trump a annulé ce scénario et cherche maintenant des pays africains pour accueillir ces pauvres hères jadis redoutables combattants qui collaboraient avec les Boys us. Premier pays dont le nom sort la RDC qui a accueilli la semaine dernière 15 proscrits de la politique de Trump : 7 femmes 8 hommes de Colombie – Costa Rica et Chili . Une RDC qui jure la main sur le cœur que cette vague sera suivie certes par d’autres mais ils sont en transit (encore) en attendant qu’on leur trouve un gîte définitif et ce sera une cinquantaine par mois à peu près. Et que la bouffe et le logement seront assurés par les USA. Or, si ce qui se susurre sur l’arrivée imminente d’une partie de ces 1100 Afghans alors on évolue vers un Congo terre d’asile des refoulés de l’administration Trump. Car on voit mal comment l’Amérique qui ne veut pas gérer ceux qui sont déjà sur son sol le fera pour ces exilés Afghans du camp As Sayliyah du Qatar !
Et on cite d’autres pays africains sans les nommer mais déjà quelques pays avaient fait cette expérience avec plus ou moins de fortunes diverses. Quels sont ces pays ? En attentant il faut vraiment que la RDC et les potentiels pays candidats à ce deal réfléchissent par 2 fois avant d’accueillir ces Afghans. Oui, la solidarité est africaine encore qu’elle commence à s’effilocher mais attention avec ce genre de dossier et même s’il devait aboutir s’entourer de beaucoup de garanties. Par exemple, dans cette RDC en guerre à l’Est, recevoir ces ex-combattants peut poser problème à l’avenir si des garde-fous ne sont pas prises ! Les Afghans ont la guère dans le sang. Et surtout quelle sera la contrepartie d’un tel « troc » au risque non calculé ?
Aujourd’hui Au Faso


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