Course pour un destin ou accélération de l’histoire au Sénégal en 24 heures : limogeage du Premier ministre-démission du président de l’Assemblée nationale. Dans ce duel Faye-Sonko dans lequel il y aura immanquablement 1 mort politique, chacun des protagonistes dispose d’armes redoutables.
Les grandes manœuvres ont commencé, car dès ce mardi 26 mai 2026, Place Soweto va connaitre un remue-ménage inédit : Ousmane Sonko ci-devant Premier ministre veut retrouver son mandat de député, lors d’une plénière spéciale, laquelle normalement aurait été une lettre à la poste.
Le Pastef a 130 députés sur 165. Le hic, est juridique, Sonko avant d’aller à la primature aurait dû rendre le tablier, car la fonction premier ministérielle est incompatible avec celle de député, selon la Constitution. Il avait donc perdu son mandat Selon certains juristes ! Les députés vont donc pinailler sur ce détail, ce mandat d’élu national de Sonko était-il suspendu ou perdu ?
En lame de fond évidemment, c’est le perchoir qui est visé, car une fois réintégré à l’hémicycle, l’icône du Pastef ne pourra qu’y être pour son combat homérique avec le président Diomaye Faye. Ce dernier ne reste pas les bras croisés, consultant à tour de bras, il cherche le mouton à 5 pattes (pas pour la Tabaski) mais pour remplacer Sonko, c’est-à-dire la personnalité capable de combler le vide, être un amortisseur pour le prémunir des coups de boutoir du parlement. Quid d’ailleurs des ministres à nommer ? Seront-ils issus pour la plupart du Pastef dont est toujours membre le président Faye ou seront-ils des fidèles de ce dernier sans lien avec le parti ? Et encore, et si Diomaye Faye se piquait de vouloir dissoudre l’Assemblée nationale, prérogative qu’il possède d’ici là ? Il renverait les Sénégalais aux urnes, espérant obtenir une majorité, mais il prend alors un gros risque, car si jamais le Pastef revenait majoritaire, non seulement 2029 est perdu d’avance pour lui, mais Sonko, serait incontestablement le deus ex-machina politique du Sénégal. Assurément, les nuages s’amoncèlent sur le Sénégal. Heureusement qu’ils ont des intellectuels « balaize » très écoutés, une opinion publique très pesante, des confréries maraboutiques très puissantes, même si leur « N’djiguel » n’ont plus la portée d’antan. Et enfin une classe politique qui ne franchit pas certaines lignes rouges. A moins que ça ne commence avec les duellistes Faye-Sonko.l
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


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