Généralement, le poste d’ambassadeur surtout dans certains pays huppés s’apparente à une promotion, si et seulement si, on n’est pas ministre ou président d’une grande institution. Est-ce le cas du tout puissant Général Aboubacar Sidiki Camara, nommé ambassadeur à Paris et du Général Bachir Diallo premier flic de Guinée à Abidjan ?
Tous deux sont des fidèles parmi les fidèles, pour ne pas dire plus pour le ci-devant ministre de la Défense. Il aura été alors que Doumbouya fraichement légionnaire débarqué à Conakry, celui par qui Alpha Condé fera monter les escaliers. Des marche- pieds vers la présidence, rétrospectivement !
C’est vrai que lors d’un défilé, Mamadi Doumbouya, colosse élancé, tapa dans l’œil du Prof. Alpha Condé, mais sa propulsion à la tête des Forces spéciales, il le doit selon les hagiographes à Aboubacar Sidiki Camara alias Idi Amin ! Doumbouya applique-t-il l’assertion machiavélienne qui veut qu’on récompense celui qui vous fait roi par l’ingratitude ? Car entre un ministre de la Défense, résidant à Conakry, et un diplomate au bord de la Seine, il n’y a pas photo. Même protocolairement ! Un ministre guinéen à Paris, c’est l’ambassadeur qui vient l’accueillir ! Le doute s’est-il installé chez Doumbouya au sujet de Sidiki Camara, suspecté d’achat de matériels militaires, et de réunions secrètes, en l’absence de son patron ? Désormais élu, Doumbouya veut- il se séparer de certains compagnons de la première heure lors du putsch du 5 septembre 2021 devenus encombrants ? Les mêmes motifs sont d’ailleurs valables pour le Gl Bachir Diallo, lequel dit-on avait des relations pas du tout cordiales avec Aboubacar Sidiki Camara. Le chef de l’Etat a-t- il voulu séparer les « 2 bagarreurs » en les envoyant loin l’un de l’autre ? C’est une des hypothèses qui bruit à Conakry. Plus purge donc que promotion car si on demandait l’avis des 2 futurs diplomates parisien et abidjanais, ils auraient choisi de rester dans leurs postes ministériels. Mais voilà ainsi va la gestion du pouvoir en Afrique et ailleurs, où le président peut décider pour certaines questions relevant de ses prérogatives discrétionnaires valser des bérets rouges, soit en province, soit dans une capitale pour servir la Guinée .
Aujourd’hui au Faso


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