L’aréopage de chefs d’Etats, de gouvernements, d’investisseurs, d’ONG… en dit long sur l’importance de cette réunion au sommet au Ghana sur la Traite négrière africaine, et comment trouver des voies et moyens pour la réparer (??).
Les réseaux de commerce d’êtres humains occidental, oriental ou interne qui vont des années 1440 pour s’achever vers 1792-1808 ont causé d’immenses dégâts inimaginables et incommensurables. Celle transatlantique, la plus célèbre qui fut l’œuvre des occidentaux a été initiée par les Portugais imités ensuite par d’autres. Et si en 1792 le Danemark par exemple a aboli ce commerce honteux, l’Amérique ne l’a fait qu’en 1865 avec le 13 amendement. Mais si l’esclavage « international » et officiel a été aboli, celui officieux et tacite dans les esprits, est toujours prégnant et même pratiqué dans certains pays. Ce n’est pas sans raison que le 26 mai 2026, l’Assemblée nationale française a adopté une proposition de Loi abrogeant le Code noir, l’ordonnance du roi Louis XIV, l’instituant en 1685. Alors qu’attendre de cette rencontre d’Accra sur cette Traite négrière africaine ? Les négriers ne sont plus là, ni les pauvres hères entassés dans des bateaux-mouroirs en direction de l’Amérique ou l’Europe, seuls les gens de couleur dans certaines régions (Nouvelle Orléans- DOM TOM français) rappellent qu’il y a eu cette vente d’êtres humains, par d’autres hommes « supérieurs » !
– Evidemment, il y a la reconnaissance de cette traite comme le crime le plus grave contre l’humanité, avec la résolution de l’ONU votée en mars 2026.
– La restitution des œuvres d’art et objets culturels pillés et volés en Afrique
– L’éducation par le changement des curricula d’histoire dans les écoles pour dire ce qui a été et non tordre le cou à l’histoire, la vraie ou la survoler.
– Le travail de mémoire et les excuses qui sont en train de venir.
Mais la plus grande catharsis est de cultiver l’égalité entre Noirs et Blancs, qu’il n’y ait plus cette morgue et condescendance à l’égard des porteurs de peau à forte mélanine. Qu’elle s’appelle Françafrique, néocolonialisme ou impérialisme, la disparition de ces survivances de la Traite négrière africaine serait la thérapie appropriée. Et Accra serait infirme des résultats si le sommet ne le mentionne pas !
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


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