250 ans après « We hold these truths to be self evident » de Thomas Jefferson : Célébrés au Burkina ainsi que 66 ans de partenariat fructueux   

250 ans après « We hold these truths to be self evident » de Thomas Jefferson : Célébrés au Burkina ainsi que 66 ans de partenariat fructueux  

 

Tous ceux qui se rendent à Washington DC, savent que la Constitution américaine, l’originale est inaccessible, enfermée dans un coffre-fort, seules des copies sont visibles. C’est le fruit du travail de personnalités âgées entre 40 et 80 ans, réunis à Philadelphie en 1787 pour accoucher « We the people…»

 

Nous le peuple » le préambule de la Constitution américaine. Mais déjà en 1776, Thomas Jefferson chargé de justifier l’indépendance des USA écrivait : « Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes : tous les hommes sont créés égaux. Ils sont dotés par le créateur de certains droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la recherche du bonheur ». 250 ans que la démocratie américaine existe, la plus vieille du monde. Ce 26 juin 2026, à l’ambassade des USA à Ouagadougou, on a commémoré cet évènement, de « façon foraine » pour reprendre le mot du ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean-Marie Traoré, tout en rappelant les idéaux qui animaient les 13 représentants des colonies, noyaux de la Nation américaine.

L’ambassadeur des USA au Burkina Joann Lockard, qui connait bien le Faso, a parlé de « patriotes » au sujet des Thomas Paine, Benjamin Franklin, Thomas Jefferson, James Madison, George Washington… lesquels ont proclamé, ce qui fait l’essence de tout : l’égalité dans l’altérité ! Un idéal universel qui déborde l’indépendance selon elle. Des principes et valeurs cardinaux qui ont traversé le temps. Lesquels selon elle sont « défiés au Sahel par ceux qui propagent des idéologies de violence et d’oppression … ». Tout en agrémentant ses propos de proverbes et d’adages du terroir, elle a mis en exergue la qualité des relations Burkina Faso-USA depuis 66 ans. Deux points ont retenu son attention, la tenue d’un conclave d’hommes et de femmes d’affaires burkinabè au forum sur l’investissement select USA managés par elle et son homologue burkinabè à Washington, l’ambassadeur Coulibaly. Ensuite, il y a la mise sur pied d’une nouvelle Chambre de commerce des USA au Burkina (AmCham) dirigé par Karim Lankoandé. Toutes choses qui offrent des opportunités dans le partenariat fécond entre les 2 pays. Pour elles, les peuples burkinabè et américain partagent de nos jours les mêmes valeurs. Saisissant cette balle au bond, le chef de la diplomatie burkinabè a apprécié le fait que les USA soient respectueux des « choix de souveraineté du Burkina Faso ». Pour le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré, les 2 pays regardent dans la même direction, dans le respect mutuel.

Le forum des hommes d’affaires Amérique-Burkina, de même que AmCham, la Chambre de commerce des USA au Faso, sont également des acquis mis en exergue par le ministre burkinabè. « Une Nation peut traverser des siècles lorsqu’elle demeure fidèle à ses convictions fondamentales ». « Assumer pleinement son destin », transformer les épreuves en opportunités et les idéaux en réalités… », a-t- il affirmé.

Tout transmettant les félicitations du chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, pour le combat mené par le peuple américain, Karamoko a affirmé que l’histoire des USA a des similitudes avec celle du Burkina Faso en certains de ses aspects : un peuple doit être digne, fier et maître de son destin a-t- il dit en substance. Et comme perspectives, il a annoncé, la tenue prochaine de la première session du groupe de travail conjoint Burkina-USA . UNE

Boureima SAWADOGO

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR