La Coupe du monde a enregistré sa première grosse surprise avec l’élimination de l’Allemagne. Le continent africain lui, perd l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire. A ce stade, la seule consolation reste la qualification des Lions de l’Atlas.
Première équipe africaine à entamer les 16es de finale, l’Afrique du Sud n’a pas été à la hauteur de l’exploit attendu. Les Canadiens ont privé les Sud-africains du ticket qualificatif dans les dernières minutes. Désillusion certes, mais le pays de Nelson Mandela réalise un parcours sans précédent, d’autant plus qu’il réussit pour la première fois, à franchir les phases de groupe.
Les Lions de l’Atlas eux, gardent la bonne trajectoire, celle qui leur avait permis de prendre place dans le dernier carré de la compétition en 2022 au Qatar. Nul doute que les Néerlandais vont ruminer leur éjection de la compétition pendant longtemps. Menant sur le score de 1 but à 0, ils ont tenu le ticket qualificatif jusqu’au terme du temps réglementaire, avant de voir le défenseur marocain d’origine sénégalaise, Issa Diop rétablir la parité.
1 à 1 au bout des prolongations, c’est finalement aux tirs au but (3 contre 2) que le Maroc a composté son billet pour les 8es. La partie a certes été laborieuse, mais pour les sujets de sa Majesté le roi Mohammed VI, l’occasion était belle pour témoigner leur solidarité aux courageux Lions. Rabat, Casablanca, Tanger, Marrakech, Agadir… sont descendus dans les rues pour saluer et encourager les Lions dans leur marche vers le graal.
Si le royaume chérifien était en fête, ce fut loin d’être le cas en Allemagne où l’élimination de la Mannschaft a fait monter le mercure à un niveau plus suffoquant. Sorti des rangs en 16es de finale en 2026 et en phase de groupe en 2022, l’Allemagne vient de dire adieu au Mondial. Le football « civilisé » a montré ses limites objectives. Une contreperformance qui rend la pilule très amère et confirme ce paradoxe allemand, qui veut que la sélection soit en souffrance, alors que les clubs se défendent relativement mieux.
Les Eléphants de la Côte d’Ivoire, impulsés par de jeunes talents tels que Yan Diomandé, Christ Inao Oulai, Hamad Diallo sous l’encadrement de Nicolas Pépé ou encore de l’experimenté capitaine Franck Kessié, ont laissé planer beaucoup d’espoirs en s’offrant une historique second tour.
Face à la Norvège en 16es de finale, les Eléphants s’étaient donnés pour mission d’entretenir le rêve américain. Un pari mal embarqué avec un but de belle facture encaissé à la 39e minute de jeu, avant que Hamad Diallo ne vienne équilibrer le score avec une réalisation tout aussi belle.
A une unité partout au marquoir, les Ivoiriens tenaient là, une possibilité de contrarier les Norvégiens. Sauf que l’équilibre du jeu va entrainer un mauvais jaugeage de l’adversaire, pour ne pas dire un laxisme du camp éléphant. Résultat, Erling Haalande, laissé libre de tout marquage plante le but fatal. Les Vikings sont en 8e.
Le rêve américain des Ivoiriens se brise ainsi, devant un adversaire qui n’a rien montré d’extraordinaire. Après l’Afrique du Sud, c’est au tour de la Côte d’Ivoire de quitter le jeu, beaucoup plus sur des faiblesses tactiques que techniques. Naturellement, la nuit sera douloureuse, aussi bien à Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké qu’à Dalao, Katiola ou Divo. La déception est certes immense, mais il convient de ne pas négliger l’espoir qui a tenu un temps soit peu, la Côte d’Ivoire en haleine et qui pourrait à l’avenir, constituer un fondement solide !
Hamed JUNIOR


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