Tout près d’un exploit retentissant, la République démocratique du Congo a finalement cédé face à l’Angleterre (2-1), ce mercredi, en seizièmes de finale de la Coupe du monde. Longtemps porté par les arrêts de son gardien Lionel Mpasi, le onze congolais a fini par plier devant un Harry Kane décisif, auteur d’un doublé en fin de rencontre. Même sanction pour le Sénégal qui tenait sa qualification à 5 petites minutes de coup de sifflet final.
La RD Congo a fait douter l’Angleterre pendant près de 90 minutes. Sans doute surmotives par l’esprit léopard incarné par Lumumba Vea, les Congolais avaient idéalement lancé leur match en ouvrant le score dès la 7e minute, mettant les Three Lions sous pression. Face aux offensives anglaises, Lionel Mpasi s’est illustré par plusieurs parades de grande classe. Le portier congolais a longtemps maintenu son équipe à flot, repoussant les tentatives adverses et retardant l’échéance.
Malheureusement , la pression anglaise a fini par payer. À un quart d’heure du terme, Harry Kane a remis les deux équipes à égalité (75e), avant de crucifier les Congolais en inscrivant le but de la victoire à la 86e minute.
Malgré une prestation pleine de courage et une organisation défensive solide, la RDC quitte la compétition la tête haute. Les puissantes ondes spirituelles de Lumumba Vea n’aura pas suffi à perdurer l’aventure américaine, mais comparé à sa première apparition sur les tablettes mondiales, la RD Congo aura affiché un gros progrès. Rien que Pour cela, la génération Chancel Mbemba entre dans l’histoire.
L’Angleterre, de son côté, poursuit son parcours mondial et affrontera le Mexique en huitièmes de finale avec l’ambition de continuer sa quête d’un deuxième sacre mondial.
Lions du Sénégal : du rêve au cauchemar !
Repêchés dans la nasse des meilleurs troisièmes, les Lions de la teranga n’avaient qu’une seule envie, prouver qu’ils demeurent des fauves redoutables, même loin de leur tanière continentale.
Après avoir échappé de peu à une élimination humiliante, ce n’est certainement pas la nation des diables rouges qui allait effrayer les « morts de faim » sénégalais, frustré par un début de mondial presque chaotique. Pour Sadio Mané et ses camarades, il était impératif que cette anecdote soit effacée et l’on en était pas loin. Assez rapidement, la Belgique, est mis sous l’eteignoir sur un but, puis un deuxième. Ce score de 2 à 0 a tenu jusqu’à la 85 minutes. On se disait alors qu’après l’élimination de l’Afrique du Sud, de la Côte d’Ivoire et de la RD Congo, le Sénégal remettrait à coup sûr, le football africain dans le sens de la marche. Mieux , on aurait pu souscrire entièrement à l’idée que les Lions ont retrouvé le goût de la chasse et que la traversée de l’Amérique pouvait commencer. Hélas, ces Lions en baudruche, armés de griffes en polyester et ornés de lourdes crinières en feuilles de raphia, se sont fait dompter par des Diables qu’ils ont donné pour mort avant l’heure. Le cauchemar a débuté par la réduction du score, puis s’est poursuivi avec l’égalisation. Un penalty justifié viendra porter le coup de grâce dans les prolongations, réduisant les tam-tam au silence.
Après les Éléphants et les Léopards, c’est au tour des Lions du Sénégal de refaire leurs baluchons pour un retour prématuré au pays. Nos « vénérés amis de la forêt », porteurs d’espoir, aussi bien dans les palais feutrés que dans les building, les palaces ou les chaumières de fortunes, ont bradé leurs peaux. Et le moins qu’on puisse dire, est qu’ils ont trouvé preneurs. l’Afrique de tout les maux épidémiologiques, voit son football accabler d’un chindrome, celui des défaites de dernière minute. Le football africain a besoin de réfléchir sur son ADN mental !
Hamed JUNIOR

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