Tous les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont officialisé leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Quelques jours après l’annonce du retrait du Niger, le Mali et le Burkina Faso lui emboîtent le pas. Le 24 juin 2026, ils ont officiellement écrit au Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour l’informer de leur retrait. Les trois pays qui accusent la juridiction internationale d’impartialité et de manque d’objectivité dans la gestion des dossiers.
Plusieurs mois après l’annonce verbale, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont finalement matérialisé leur décision de quitter la Cour pénale internationale. C’est d’abord le Niger qui a déposé son courrier pour informer le secrétaire général de l’ONU. Ses deux autres alliés du Sahel ont suivi la danse en déposant également leurs courriers. Mais le retrait n’est pas automatique. Conformément aux règles de fonctionnement de l’institution, le retrait ne sera effectif qu’un an après la réception des courriers. C’est donc à partir du 24 juin 2027 que le retrait de ces pays prendra effet.
En attendant cette date, les pays ayant exprimé leur volonté de quitter la Cour restent à sa disposition et collaborent. Il faut également souligner que les affaires pendantes devant la CPI en rapport avec le Niger, le Burkina Faso et le Mali seront normalement examinées et traitées tant que le retrait n’est pas effectif. C’est dire qu’il ne suffit pas pour un pays d’exprimer son retrait de la CPI pour mettre fin à l’examen des dossiers le concernant.
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso accusent la Cour pénale internationale (CPI) de plusieurs faits. Selon ces pays, la cour est « instrumentalisée à des fins politiques ». Selon eux, elle s’écarte « de l’impartialité et de l’objectivité » qui devraient guider le fonctionnement d’une haute institution judiciaire. « À l’épreuve du temps, il leur a été donné de constater que cette juridiction s’est transformée en un instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme, devenant ainsi le symbole d’une justice sélective à l’échelle mondiale », avait indiqué Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, porte-parole du gouvernement burkinabè, en septembre 2025.
En se retirant de la CPI, les trois pays de l’AES envisagent de prendre leur indépendance dans la gestion des gros dossiers judiciaires. Des réflexions ont été lancées pour la création d’une cour sahélienne. L’idée est placée sous la volonté de disposer de « mécanismes endogènes pour consolider la paix et la justice ». Ce retrait collectif de la CPI répond à une logique de souveraineté que le Mali, le Burkina Faso et le Niger développent depuis leur départ de Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).


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