Ce jeudi 9 juillet à Boston, va se disputer le premier quart de finale de la Coupe du monde 2026, entre la France et le Maroc. Un match aux relents de revanche, mais surtout chargé de sentiments aussi fraternels qu’explosifs…
Le Maroc et la France auront l’honneur d’ouvrir les quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Sur le coup de 20 heures, nul doute que Paris, Rabat, Toulouse, Agadir et autres bourgs des deux pays vont vivre au rythme des rebonds et des trajectoires de la boule de cuir.
Sans forcément perdre son fair-play, une rencontre de football entre Français et Marocains va toujours au-delà des aspects sportifs. La force de l’histoire dans son paradoxe, a fait de ces deux peuples, des frères ennemis, parfois éloignés par les pesanteurs sociales et culturelles, mais toujours unis par un brassage dont on ne peut faire fi. Dans ce contexte de « je t’aime, moi non plus », ce quart de finale va servir à la « cour du roi foot », des couleurs de coucher de soleil qui ne manqueront pas d’être suivies à travers le monde et principalement par les descendants gaulois et les sujets du royaume chérifien.
Si l’enjeu reste un ticket qualificatif pour les demi-finales, chaque équipe cultive ses non-dits. Pour les Marocains, la France n’est pas sans rappeler la Coupe du monde 2022 au Qatar. Les Bleus avaient, du haut de leur palmarès, réussi à fixer le regard du fauve marocain, avant de le dompter par un score de 2 buts à 0. Un couperet inoubliable qui avait mis fin à un appétit qu’on pensait insatiable. Quant aux Bleus, il s’agit ni plus ni moins, de prendre une bonne fois pour toute, l’ascendance sur leur adversaire du 9 juillet. En un mot comme en mille, s’imposer comme la bête noire du roi Lion d’Afrique. Une partie époustouflante en perspective.
Sur la pelouse, les amoureux du sport roi peuvent s’attendre à un match de belle facture, loin du football de rue déshonorant proposé par le Paraguay. Solidement armés au front de l’attaque, les Bleus de Didier Deschamps restent offensivement redoutables. Les Lions de l’Atlas vont devoir dresser leurs crinières et élimer leurs griffes de guerre pour espérer mettre leur tanière à l’abri des assauts du trio Mbappé-Olisé-Dembélé, auquel viennent se greffer les non moins dangereux chasseurs de buts que sont Désiré Doué, Bradley Barcola, Rayan Cherki.
Le camp d’en face ne manque pas d’arguments non plus. D’ailleurs, le sélectionneur Didier Deschamps faisait remarquer en conférence de presse, qu’on n’est pas qualifié pour les quarts de finale par hasard. Sous l’impulsion de son capitaine Achraf Hakimi, les Lions de l’Atlas, portés par Brahim Diaz, Ismaël Saibari et autres, sont capables de déteindre le bleu et d’étouffer par conséquent, le Cocorico français.
Quelque soit l’issue de ce match, il faut craindre que Paris, Marseille, Rabat, Tanger ne s’enflamment. Dans ce contexte de « je t’aime moi non plus », comme nous le décrivons, la fête côtoie la déception autant que la joie enivrante défi la désillusion. Espérons que la FIFA, en désignant des arbitres exclusivement argentins pour ce match, n’a pas apporté sans le vouloir, l’étincelle qu’il ne fallait pas qui pourrait prendre la forme d’autodafés et de cassés dans certaines villes françaises.
Hamed JUNIOR


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