Ce 10 aout 2026, plusieurs propositions de loi sont sur la table des députés de l’Assemblée nationale du Sénégal dont deux particulièrement sensibles. L’une vise à faire déclarer le patrimoine du président de la République à la fin de son mandat. C’est-à-dire à sa sortie de fonction. L’autre à contrôler l’utilisation des fonds souverains alloués au chef de l’État. Rien à redire sur cette volonté parlementaire lever toute opacité en vertu de l’article 37 . D’abord de voir ce que possédait le président à son entrée en fonction et ce qu’il a au sortir de l’avenue Léopold Sédar Senghor.
Connaître l’intégralité des biens du chef de l’État à la fin de sa fonction. Voilà ce que vise cette loi comparée à ce qu’il avait avant d’être président de la République. L’autre loi qui sera en examen a pour objectif à plus de transparence dans l’utilisation des fonds secrets dont on soupçonne qu’ils servent à minima à l’enrichissement personnel sinon à financer des activités politiques.
Cette loi vient retoquer celle de l’Ofnac qui n’exigeait pas le solde des comptes concernant ces fonds et même que la loi va plus loin avec la création envisagée d’une commission spéciale pour auditer a posteriori le chef de l’État.
C’est une révolution en matière de redevabilité dans la gestion ou plutôt dans cette fameuse reddition des comptes chère à Ousmane Sonko qui accuse d’ailleurs le président Diomaye Faye de l’avoir relégué au second plan. Il s’agit de faire de la présidence de la République une institution redevable comme les autres ordonnateurs du Sénégal.
Mais ne soyons pas dupes. En lame de fond, c’est la guérialla politique Faye -Sonko qui se poursuit. Et si ces lois étaient votées, elles risquent de l’être avec la majorité Pastef Place Soweto. Que fera alors Diomaye Faye ? Le chef de l’Etat va les promulguer sans doute en attendant peut-être novembre pour dissoudre cette hémicycle très frondeuse ?
Aujourdhui au Faso


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