Algérie Mali : Après un ciel diplomatique zébré, d’ orage et d’éclairs ,le beau temps.!

Algérie Mali : Après un ciel diplomatique zébré, d’ orage et d’éclairs ,le beau temps.!

Drone malien abattu à Tinzaouatène. Amabilités échangées via les médias ou même sur la tribune de l’ONU, Interdiction de survol de l’espace aérien de part et d’autre, rappel des ambassadeurs respectifs.

Et puis après, comme … si de rien n’a été, retour des mêmes ambassadeurs à Alger et à Bamako le 10 juillet 2026 et hier 24 août, le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, accompagné du ministre des Affaires étrangères et celui de la Sécurité, ont atterri à Alger. Un chef du gouvernement malien porteur d’une missive du président Assimi Goïta à son frère algérien Abdelmadjid Tebboune. Le ciel diplomatique zébré d’éclairs et d’orage depuis 15 mois entre Bamako et Algérie se dégage. Des éclaircis apparaissent. C’est cela aussi le charme de la diplomatie. Cette chorégraphie humaine qu’on compare à un animal à sang froid qui permet que même les bagarres homériques et lew guerres meurtrieres entre États se résolvent dans le cénacle d’un aparté et après des chassés croisés de missi dominici.

Le Mali et l’Algérie ont-ils fait siens l’adage populaire selon lequel il faut savoir arrêter une guerre ou une bagarre? Probablement même s’ils n’en sont qu’aux esquisses .Ce ne sont pas les sujets de rabibochage et surtout de reprise des relations économiques et sécuritaires qui manquent. À commencer par effacer les raisons de la colère, qu’elles s’appellent Tinzaouatène, collusion avec les Touaregs ou ennemis du Mali et aussi dossier brulant du Sahara occidental. Si Bamako et Alger se sont retrouvés en cette fin août, on imagine que c’est pour un dégel.

Sans connaître la teneur de la lettre de Goïta à Tebboune, on pense que cela va dans le sens du réchauffement des relations. Si les deux capitales ont convenu de briser la glace de suspicion et de repoussoir réciproque et de renouer un partenariat fécond, cela passe nécessairement par aplanir les divergences.

Il ne s’agit pas pour les autorités maliennes d’aller à Canossa, ni celles algériennes de rabaisser leur affirmation de première puissance régionale. Non. Cela s’appelle Realpolitik qui a pour noms lutte commune contre le terrorisme, résolution des sempiternelles questions transfrontalières avec 1300 km de frontière commune et échanges commerciaux, par exemple sur le carburant et même vœu cher de l’Algérie d’endosser le rôle de médiateur dans la crise sécuritaire au Sahel.

En écoutant Abdoulaye Maïga l’illustre audiencier du locataire du palais d’El Mouradia, un Abdoulaye Maiga qui a affirmé que « le Mali et l’Algérie sont condamnés à cheminer ensemble  » et l’annonce de Goïta prochainement à Bamako, on devine que les lignes ont véritablement bougé entre les deux capitales et même qu’on peut espérer une résurrection d’un avatar de l’Accord d’Alger qui marchera bien celui de 2015 ayant disparu sans avoir pu fonctionner.

Aujourdhui Au Faso

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