72 heures après le séjour du premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, voici celui du Niger, Mohamed Lamine Zeine, accompagné des ministres des hydrocarbures et des finances qui foulent le sol algérien et ce pour un séjour de 48 heures. Le chef du gouvernement nigerien emboîte donc lui le pas, à son patron de président, le général Abdourahaman Tiani qui avait été l’hôte du palais d’El Mouradia en février dernier. Même si les rapports Niger- Algérie n’étaient pas au même niveau orageux que ceux du Mali avec l’Algérie, les relations étaient tout simplement cordiales. Mais depuis la visite du général Tiani en Algérie, avec le puissant voisin du Nord , une détente entre les deux pays s’est amorcée et de facto avec l’AES. L’affaire du drone abattu à Tinzaouaten en avril 2025 qui avait assombri les relations avec cette confédération semble faire partie de la préhistoire. Il y a bel et bien un dégel entre ces differentes capitales. Tout comme avec le Nigéria, le Niger a des relations millénaires avec l’Algérie que la géographie condamne également à vivre ensemble avec plus de 1000 km de frontières. Les vertus de la diplomatie peuvent expliquer ce séjour de 48 heures de Lamine Zeine en Algérie car Alger et Niamey, chacun en ce qui le concerne, consolide ainsi l’arbre à palabre et Alger fume ainsi le calumet de la paix avec le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie du Niger. Comment ne pas entrevoir que cette visite, premier ministérielle du Niger, intervient presque 2 semaines après le lancement du forage du projet pétrolier sur le bloc Kafra, dénommé Kafra Sud-Est 1 qui trace le chemin du gazoduc transsaharien (TSGP ) ou encore l’appui de l’Algérie dans le financement et l’inauguration de la centrale électrique de 40 MW à Gourou Banda en Niamey.? Naturellement, avec le Mali, la donne sécuritaire va s’inviter dans les échanges entre Lamine Zeine et Sifi Ghrieb car une mutualisation des forces entre les pays de la sous-région est la solution idoine contre le terrorisme. En somme, c’est une visite géopolitique de bon aloi qu’il faut saluer.
Aujourd’hui au Faso


COMMENTAIRES