​Les premières dames du Sénégal et les 500 millions de billets des JOJ Dakar 2026 : Marie Khone et Absa Faye à l’épreuve de la Fondation caritative

​Les premières dames du Sénégal et les 500 millions de billets des JOJ Dakar 2026 : Marie Khone et Absa Faye à l’épreuve de la Fondation caritative

 

Les deux premières dames du Sénégal n’échappent pas au rôle d’amphitryonnes qui colle aux robes des femmes de présidents. Avant elles, il y a eu d’autres  nombreuses reines d’Afrique, épouses de leurs maris de président, qui  se sont lancées dans des activités, question d’abord de ne pas se tourner les pouces dans les palais dorés, mais aussi pour épauler des époux surbookés par des problèmes domestiques et internationaux.

​Qu’elles s’appellent Élisabeth Diouf, Viviane Wade, Marième Sall, Chantal Biya ou encore Chantal Compaoré, les first ladies ont toujours été au cœur des Fondations caritatives. Vues sous le prisme d’alter ego de leurs maris, et peintes en saintes ou en quasi-Richelieu en jupon, ces premières dames, après tout, sont bien dans leur rôle : d’abord de mères dans des domaines tels que la santé, l’éducation, la lutte contre les mutilations génitales et même le sport, mais aussi de supporters premières de leurs également présidents.

​Alors, lorsque le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé ce samedi 3 septembre 2026 que les fondations des premières dames du Sénégal vont débourser 500 millions de francs CFA pour payer 200 000 billets à des écoliers pour assister aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar, cela aurait suffi pour faire trembler la toile, non pas sur cet élan de solidarité, mais sur l’origine de ces fonds. La question principielle et principale étant de savoir : d’où vient ce demi-milliard de francs CFA ?

Réponse du palais de l’avenue Léopold-Sédar-Senghor (ex-avenue Roume) : de sociétés privées, de mécènes, de bailleurs de fonds en tout cas pas du Trésor public . Une pratique habituelle, mais qui interroge, car si les premières dames ont toujours joué ce rôle d’atout- cœur de nos princes régnants, pourquoi un tel procès en opacité sur cet argent  au Sénégal ?

​ D’abord parce que le pays vient de loin avec cette affaire de «dette cachée»  représentant 130% du PIB. Les Sénégalais serrent actuellement la ceinture et même l’appui du Fonds monétaire international  ( FMI) avec ses 2,2 milliards F CFA ne suffira pas à colmater toutes les brèches. Alors, payer des billets à 500 millions de francs CFA pour des écoliers pour assister à une fête du sport, cela peut sembler difficile à avaler pour de nombreux Sénégalais, et du pain béni pour l’opposition notamment pour le Pastef  lequel  crie au gaspillage.

​Mais « Tata Vivi » (Viviane Wade) n’a-t-elle pas fait dans l’humanitaire, avec aussi des sous que ce soit pour des campagnes de vaccination, le désengorgement du marché de Thiaroye ou l’hôpital de Kédougou ? Et que dire de Marième Sall qui s’efforçait de dire qu’elle était «femme au foyer,» mais qui avait aussi sa Fondation «Servir le Sénégal» ?  Laquelle secourut jadis, par exemple, 1 300 familles du Sine-Saloum lors d’inondations ? La Fondation des premières Dames du Sénégal est donc à l’épreuve de pratiques d’activités caritatives ou sportives . Mais naturellement une première dame est toujours la femme de X ou Y président . Au Sénégal les deux coépouses peuvent adoucir la vox populi mais sont aussi des brèches pour les adversaires de leurs époux .Elles font de la politique car les dividendes des fondations profitent toujours aux tendres moitiés. Elles sont des actrices politiques majeures. Alors le PASTEF peut y voir l’ombre de KIIRAAY se profiler derrière elles.

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