Pour les plus jeunes, le 11 septembre 2001 reste inconnu, voire méconnu, sauf les évanescentes tours jumelles en fumée qui passent souvent en boucle sur les réseaux sociaux. Or, ce jour-là, il y a un quart de siècle, quatre avions dont deux percuteront les Twin Towers, laissant 2977 victimes sur le carreau et une Amérique hébétée, groggy, qui ne comprend pas comment Al-Qaïda, puisque c’était cette nébuleuse terroriste, comment ce grand cartel terroriste a pu s’emparer d’avions et opéré cette estocade funeste états-unienne jugée inviolable, voire invulnérable.
Réduite en tas de gravats, le Ground Zero. (l’auteur de ces lignes l’a vu à deux reprises ) donne à réfléchir car Al-Qaïda avait opéré un coup inimaginable à l’Amérique et signait le début d’un «terrorisme global». 25 ans après, que dire pour la commémoration de ce douloureux événement ?
Très politisée, c’est le moins qu’on puisse dire, cet anniversaire l’est en raison de l’approche des midterms, les élections de mi-mandat de 2026, mais aussi et surtout sur la personnalité du maire de New York, Zohran Mamdani. Premier bourgmestre musulman de la ville pomme, dont la présence aux cérémonies de Ground Zero fait polémique, car musulman, il est jugé très accommodant avec l’islamisme radical et pourrait ne pas être à l’emplacement des tours jumelles ce matin vendredi 11 septembre. Une pétition ayant recueilli 100 000 signatures le jugeant indésirable en ces lieux. En outre, Donald Trump n’y sera pas lui non plus. Une première car tous ses prédécesseurs ( Bush fils Barack Obama , son successeur …)ont toujours été à cette date au mémorial du 11- Septembre.
Heureusement que les États-Unis, très attachés aux idéaux des pères fondateurs de Philadelphie, retombent toujours sur ses pieds. Le 11 septembre, tout Américain, qu’il soit démocrate ou républicain, le ressent comme une apostasie et rares sont ceux d’entre eux qui regrettent l’éclipse totale de Ben Laden à Abotabad au Pakistan, même si aux États-Unis, il y a une montée politique de personnalités tel par exemple un Abdul El-Sayed qui pourrait rafler le siège de sénateur au Michigan, un homme que n’aime guère aussi Trump . Néanmoins, l’Amérique, quoi qu’on dise, reste le pays des possibles, notamment par le premier amendement.
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


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