D’un côté, des députés qui font leur entrée budgétaire de l’autre, l’opposition agglomérée dans le C64 qui avait décidé de battre le macadam pour ne pas paraître véléitaire après le report de sa marche de juillet dernier et pour dire non à la loi référendaire en gestation.
Reporté à plusieurs reprises pour plusieurs raisons, allant donc de la sortie du président Félix Tshisekedi qui avait parlé de dialogue national inclusif à de petites bisbilles en son sein, le C64 a donc manifesté hier 15 septembre. Marche ponctuée surtout à Kinshasa de courses- poursuites, de jets de gaz lacrymogène et d’interpellations. Mais à Lubumbashi et dans d’autres villes, les marches ont été avortées par un dispositif sécuritaire orwellien. Chaude journée donc que ce 15 septembre 2026 en RDC, car alors que les honorables du Palais du peuple discutaient sur les 56 929 milliards de francs CFA que représente le budget 2026, les Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et autres Delly Sesanga ont pris la rue d’assaut pour faire un tir de barrage sur le projet de révision constitutionnelle et ont été arretés alors qu’ils voulaient arriver à quelques jets de pierre de l’Assemblée nationale .
Bien que permise et l’itinéraire bien balisé et même que la marche ait été encadrée sécuritairement, il semblerait que les Forces du Progrès, une milice proxy du pouvoir, auraient infiltré les marcheurs et tout dérapa au quartier de Limeté, le foyer de l’UDPS. Le C64 parle d’ailleurs de » guet-apens » un traquenard qu’elle aurait tout fait pour éviter. Et à la clé donc une manifestation qu’elle dit avoir été réprimée.
Alors, que devient le dialogue national inclusif auquel le président Tshisekedi tient absolument à tenir avec tout le monde, sauf ceux qui se sont mis dans les habits d’ennemis des Congolais?
. Le chef de l’État congolais possède toujours les cartes en main, timing, cadre institutionnel et met le C64 face à ses responsabilités devant l’histoire. La loi référendaire qui doit passer par la case de palabres régionaux pour ensuite être traduite en module devra d’abord recueillir l’imprimatur des députés . Elle atterirera après sur la table du chef de l’Eta et en dépit du corset inclusif qui exclut le M23, beaucoup demeurent optimistes sur son processus qui ne sera pas evidement les eaux tranquilles du fleuve Congo .
Aujourdhui Au Faso


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