Les palabres sur comment parvenir au référendum constitutionnel ont bel et bien débuté hier 17 septembre au centre diocésain de Kinshasa entre representants du pouvoir et opposition , 48 heures après la marche réprimée du C64 . Le comité d’organisation qui doit convoquer ce processus encore embryonnaire devra se mettre aussi en place. En attendant, la grosse pomme de discorde concerne le vocable « d’inclusivité » qui provoque des gorges chaudes entre les protagonistes du microcosme congolais.
En tout cas, immense caillou dans le jardin du pouvoir que cette sortie de la CENCO par la voix de son SG l’abbé Donatien Nshole qui dit que « l’inclusivité ne saurait être réduite à un simple slogan. » Elle est une exigence fondamentale en l’espèce a t-il ajouté en substance . De fait, apparaît une évidence : le sermon de l’Eglise catholique prend le contre-pied de l’esprit de ce dialogue national dont l’oukase présidentiel place sous l’autorité du chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Pas question, éructent le C64 et d’autres voix qui estiment que ce dialogue devra être chapeauté par la CENCO et l’ECC sous l’égide de l’UA par exemple.
Tandis qu’on n’achoppe sur le protocole de ce vote référendaire en vue du 3e mandat, dans la capitale, à l’Est, la guerre continue malgré une paix fourrée due aux injonctions des Etats-Unis d’Amérique.,Accord RDC-Rwanda de décembre 2025 oblige. Mais il y a egalement Ebola laquelle Ebola n’a pas encore atteint son pic selon la CDC de l’UA qui évoque plusieurs pics avec des stabilisations. Mais le pic annoncé mi-août ne saurait être une acalmie car s’il y a des progrès dans 42 zones par exemple, mais 80 % de certaines zones sont hors contrôle. Selon cette organisation de l’Union africaine donc ,la vigilance et la poursuite de la lutte sont plus que jamais requises.
Voici la RDC, pays -continent certes, mais pris dans son flanc politique par un dossier de 3e mandat qui annonce des mois chauds jusqu’en 2028 et dans l’autre flanc, Ebola qui n’a pas fini d’endeuiller sans oublier cette guerre quasi banalisée entre FARC et AFC/23. Même pour la « gâchette de l’Afrique » ça fait beaucoup.
Aujourd’hui au Faso.


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