La marche de l’UDPS de ce 22 septembre rappelle les grandes heures du parti sous le leadership du « Sphinx de Limité » Étienne Tshisekedi. Sauf que celle d’hier n’a rien à voir. Il s’agissait pour le parti présidentiel de répondre au C64, la coalition de l’opposition qui avait battu le macadam il y a une semaine pour dire non au processus référendaire pour modifier la Constitution en vue d’un 3e mandat pour le chef de l’État Félix Tshisekedi fin 2028. Pour ce qui est de la mobilisation, RAS avec les moyens avec l et les calculs des alliés de l’UDPS, elle a rabattu le caquet au C64.
Reste que le protocole pour tenir le referendum constitutionnel demeure toujours en suspens même si le président Tshisekedi reste le maître des horloges.
On est en plain-pied dans une confrontation entre pro et anti 3e mandat. L’enjeu immédiat restant qui pourra participer ou pas au dialogue dit inclusif ?
Mais surtout cette marche anti C64 et pro Tshisekedi aura monté la géométrie variable relative à la sécurisation des mouvements de masse. La manif du C64 a été réprimée. Plusieurs blessés et une victime. On a accusé les » Forces du progrès » proxy du pouvoir d’avoir infiltré les marcheurs et saboté le mouvement . Or hier, c’est allègrement que l’UDPS a pu déployer sa foule dans les rues de Kinshasa ailleurs. On assiste à l’émergence d’un parti -état. Paradoxe d’un ex parti d’opposition qui avait combattu les mêmes tares et qui retombe dans les mêmes travers.
Mais au-delà, cette marche aussi aura assuré l’ascendance d’Augustin Kabuya sur Déya Biziba, une paix des braves entre les deux qui se disputent le leadership au sein du parti présidentiel. Une accalmie en attendant le congrès de décembre 2026 où tout se décidera selon toute vraisemblance. Couteaux donc dans les fourreaux d’ici 3 mois et après. Assurement le fleuve congolais ne sera pas tranquille les semaines et mois à venir.
Aujourdhui Au Faso


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