Le voyage apostolique qu’entame le pontife romain ce 25 septembre 2026 en France revêt trois marqueurs.
1) La France est un pays où le contexte ecclésial est marqué par une forte africanisation des vocations. Les ordinations presbytériennes qu’elles se déroulent en Afrique ou en France sont d’origine africaine et les messes sont de plus en plus dites par des prêtres venus du Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Congo, Cameroun. On estime d’ailleurs à 20 % le nombre de prêtres d’origine africaine officiant dans les paroisses françaises.
Certes, c’est sous le sceau canonique du Fidei Donum ( don de la foi) que ces prêtres se retrouvent en France, mais ils comblent de nos jours l’infirmité des ordinations où de plus en plus les bâtiments des églises sont vendus ou transformés pour autre usage. Et même d’origine judéo-chrétienne, «la foi n’est plus à la recherche de la raison» en France pour reprendre Saint Thomas d’Aquin, «Fides quareens Intellectum» .
2) C’est un Léon XIV qui ne saurait aussi enjamber cet œdème de l’église, bien que l’abcès ait été crevé : La pédophilie qui a été pratiquée par de nombreux prêtres et dont certains princes de l’église ont été accusés d’avoir couvert ces faits, tel l’ex Prima de Gaulle : le cardinal Philippe Barbarin lequel a accepté joué le jeu de la justice jusqu’au bout .
Léon XIV est ferme d’ailleurs sur cet aspect sombre du clergé et a même nommé Monseigneur Thibault Verney, un archevêque français comme président de la» Commission pontificale pour la protection des mineurs.»
Contrition, réparation, transparence et suivi sont toujours des exigences non réalisées des collectifs de victimes en France. C’est un dossier sensible qui a occupé le pontificat de Benoît XVI qui a effleuré aussi celui de François et qui demeure une plaie non totalement cautérisée sous Léon XIV.
3) De façon superfétatoire, Sa Sainteté Léon XIV en France ne peut manquer de tendre l’oreille vers ses origines lointaines françaises côté maternel. Sa mère viendrait d’un petit village du Béarn et sans doute lors de son passage à Lourdes, il se pourrait qu’à titre privé il se rende au domicile occupé par une famille où aurait logé les Bacquié dont le lie son arbre généalogique selon les recherches menées par deux sociologues récemment.
Ce voyage pontifical en France du successeur de Saint-Pierre va au-delà des problèmes quotidiens qui étreignent les Français. Raffermir la foi, soit au délà des bondieuseries, le bergers suprême du catholicisme devra être concrèt.
Vu du continent africain par un curieux effet, c’est encore l’Afrique qui «tient» cette Eglise française, car sans prêtres en chasubles , sans offices religieux point d’ouailles surtout à l’heure de l’IA , de la percée des Eglises protestante et même de l’hindouisme.
Quelque part au moment où les migrants illégaux dont nombreux sont des Africains et sont sur la sellette, a l’heure où la question migratoire va s’inviter dans la campagne présidentielle française d’Avril-mai 2027, il suffit de regarder du coté du catholicisme pour mettre du bémol à ce débat devenu une racine du marronnier . Et si on ajoute l’équipe de football et qu’on regarde ailleurs encore , Léon XIV bien qu’ayant refusé que son voyage apostolique soit placé sous le signe du déplacement d’un chef d’Etat ( il l’est) mais plutôt comme guide de l’Eglise, le pape est entrainé malgré lui par la foi … dans la politique France-Afrique par le prosélytisme religieux du continent qui pallie le manque dans l’Hexagone.
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


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