Poste de secrétaire général de l’ONU : Macky Sall jette l’éponge avec panache !

Poste de secrétaire général de l’ONU : Macky Sall jette l’éponge avec panache !

 

Que n’a-t-on pas dit sur la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU ( SG- ONU)  ? Qu’elle est une insulte aux Sénégalais après sa gestion comme président, surtout lors de la crise politico-judiciaire 2021-2024 avec ses 84 victimes ? Qu’il est disqualifié pour un tel poste, que son pays ne le supportait pas et qu’il faut qu’il justifie la «dette cachée»,( la  réédition des comptes qui turlupine  Ousmane Sonko l’actuel président de l’Assemblée nationale ).  Il y a un peu de vrai dans tout ça, car lorsqu’on a été un chef d’État, son bilan ne peut pas être immaculé. On agit et forcément, il y a des impairs, des dossiers sales, des fautes et des cadavres dans le placard même dans les démocraties aseptisées. Mais la grandeur de Macky Sall  a été d’abord de mettre sa personne en sourdine pour laisser le pastef le remplacer, comme « Ablaye» Wade l’avait fait en 2012 avec lui dans mutatis mutandis, le même contexte survolté politique.

Parlons de sa candidature au poste de SG de l’ONU qui a fait des gorges chaudes . Oui, il y a eu un manque de tact de sa part, car portée d’abord par Evariste Ndayishimiyé président du Burundi et président  de l’UA, mais pas de Diomaye Faye ni du Sénégal, ni du fameux comité de l’UA chargé de ce genre de candidature. Manque de consensus donc et tentative de snober le poids des coutumes et des alliances internationales .  Il y a disent aussi certains, la présence ombrageuse de l’ex-chef d’État bissau-guinéen Embalo  à ses côtés qui a parasité son dossier. Et évidemment, les candidatures solides de l’Amérique du Sud dont selon la loi non écrite, c’est le tour.

Cependant, la valeur du dossier   Macky Sall est d’avoir perçu au-delà de sa modeste personne, le Sénégal et l’Afrique. À l’ONU, on ne parlera pas de l’APR, ni de Benno Bokk Yakaar, ni de Pastef, ni du PDS, mais du Sénégal. Au demeurant, le chef de l’État sénégalais, Diomaye Faye, a perçu ce volet  d’où son soutien, même sur le tard, à celui qu’il a  remplacé, à  l’ex-Avenue Roume.

Mieux, au Sénégal, il est établi qu’au niveau de l’État, il y a même un comité ad hoc qui forme et soutient les cadres- postulants aux postes prestigieux à l’international. In fine, le président du pays de la Teranga ne s’est pas dérobé pour le cas Macky Sall. Ce dernier, bien que face à de très grands favoris tels la Costaricaine Rebeca Grynspan est allé jusqu’au bout avant de quitter la course « pour permettre l’émergence d’une candidature consensuelle» dit-il  et même après un avis défavorable contre les sept candidats chacun. Face à tous ceux qui pointaient le doigt vers le bas, comme César pour condamner un gladiateur à mort, Macky Sall a tenu jusqu’au bout . C’est là son mérite et on peut perdre un match avec panache. C’est son cas. Et un poste de SG adjoint pour l’enfant de Fathik à l’ONU comme le susurrent  certains ne serait pas immérité.

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
✕
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR