La nuit fut courte en ce 3 au 4 novembre 2026 autant sur la côte Est que Ouest écourtée par le séisme tellurique bleu des démocrates qui a déferlé sur les USA à ces votes de mi-mandat. Et c’est notre confrère Le New York Times qui a rapporté la reconnaissance de sa défaite par Donald Trump dans ses pages. Par une logique bizarre, en politique, c’est la politique étrangère qui a impacté ces élections. Guerre en Iran (reconnue par le vice-président JD Vance, posture de Donald Trump dans la guerre Russie-Ukraine, couts punitifs des douanes , ICE…
. Les conséquences géopolitiques sont désastreuses pour le 47e président des USA qui paie cash ses actes . Et la sanction à ce scrutin majoritaire à un seul tour est tombée drue. Toutes les deux chambres, le Sénat et la chambre des représentants sont tombées dans le giron démocrate. Plusieurs figures démocrates font leur entrée dans ce saint des saints : Jon Ossoff en Géorgie ,le sénateur qu’on compare à Barack Obama pour son charisme qui monte, monte et qui guigne même la Maison Blanche en 2028, Abdul El-Sayed du Michigan, le premier sénateur musulman aux USA, ou encore un Adam Hamilton, un nouveau pasteur qui s’empare du Kansas, une première depuis 1932.
Sans oublier James Talarico qui a étrillé les républicains au Texas le bastion traditionnel des républicains . Et certaines minorités invisibilisées comme Keishas Bottoms la première Noire gouverneure de Georgie. Autant dire qu’institutionnellement les démocrates deviennent maitres du jeu . Alors, toute cette politique va-t-elle avoir quoi comme conséquences ? Le prix du Gallon d’essence va t-il baisser ? Y aurait-il un impeachment ? La guerre contre l’Iran cessera t-elle? La Chambre des représentants va-t-elle convoquer les proches de Donald Trump pour des auditions en matière de corruption ? Que va faire Elon Musk qui peste contre le non retour sur investissement de son demi milliard de dollars injectés dans ses élections ? Tout ça ce sont des affaires domestiques americainnes. Qu’en est -il de l’Afrique avec cette arrivée des démocrates dans les deux chambres prélude à un locataire à la Maison Blanche en 2028 ? En quoi cette Bluenamie va-t-elle changer dans les relations USA-Afrique ? Bien sûr, Jon Ossoff, Abdul El-Sayed, James Talarico sont tous des démocrates élus mais certains sont de centre droit, d’autres progressistes, d’autres radicaux. Tendance Clinton ou Bernie Sanders . Autant dire qu’ il y a des coteries dans ce camp des démocrates et la politique africaine s’en trouvera différente. Il y a même l’élection d’un élu gay criminalisé dans de nombreux Africains. Alors, l’Afrique ne doit pas jubiler benoitement et pour cause.
D’abord, Trump a encore deux mois jusqu’au 3 janvier 2027 pour faire, comme on dit trivialement,» ce qu’il veut» . Encore 60 jours où il peut continuer sa guerre contre l’Iran. déployer ICE pour embarquer les indésirables immigrés vers des centres de rétention en Afrique . 2 mois où les migrants seront terrés chez eux ou dans des églises sans travail avec des problèmes bassement alimentaires et de soins. Ni la fin de bombardement de pays tel le Nigeria contre des « djihadistes qui tuent des chrétiens» Même avec ce début d’atmosphère de fin de règne trumpiste avec les démocrates dans les deux chambres, rien n’est dit que tout serait inversé totalement dans l’immédiat pour le continent . Ce ne sera pas du tic au tac. L’AGOA ne sera pas remise de sitôt, ni le MCA, ni la levée des restrictions sur les visas, encore moins la gestion des minerais rares sur le continent (suivez notre regard vers le corridor de L’obito) ou la fin des guerres régionales en Afrique, car la machine administrative est très lente et Trump tient toujours des prérogatives immenses. Il a la main sur le budget, sur la politique extérieure et ce jusqu’en 2028. Pas sûr que ce soit immédiatement la fin de ICE et cette houle de peur qui étreint le ventre des africains immigrés, ni de retour de la politique acceptable des visas. Tout change avec l’avènement des deux chambres en bleu aux USA pour que rien ne change dans l’immédiat pour le continent. L’existence de lois d’airain marbrées dans la Constitutions et des règles étatiques et fédérales s’imposent aux démocrates et républicains .
L’Afrique devrait plutôt consolider ses partenariats souverains que d’attendre un revirement spontané avec les démocrates. Gardons-nous alors d’une joie éthérée qui montera au firmament et délaissons toute jubilation béate ,car rien n’est joué, surtout que même avec un Trump qui a reconnu sa défaite, il peut se déjuger et puis contester les résultats et faire ce qui lui plait . Déjà il dit qu’il s’opposera aux décisions des deux chambres. L’enthousiasme naïf est le piège classique dans les relations internationales . De toute façon cette défaite n’est pas celle de Trump en son entendement . L’Afrique ce n’est pas sa tasse de thé, ni son verre de vin. Le seul bout de tunnel qui s’offre peut-être au continent, est l’orée 2028 avec l’arrivée d’un président (?) démocrate à la Maison ovale.
Et là encore, faut pas se fourvoyer , ce sera bien un démocrate, mais c’est un Américain et il aura d’autres chats à fouetter l
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


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