Quelques jours après Moscou, où il a pris part au troisième sommet Russie-Afrique, c’est à Ouagadougou, après Niamey chez l’autre frère de l’AES, le Gl. Abdourhamane Tiani que le président du Mali, le général Assimi Goïta, a décidé d’atterrir ce 5 novembre 2026 chez son frère de l’AES, le Capitaine Ibrahim Traoré. Visite de voisinage certes, mais surtout signe de la consolidation politique de la confédération de l’AES qui est en train d’ériger ses armatures institutionnelles avec le passeport commun, le parlement, les médias, autant de lignes de démarcation de la CEDEAO qui ont sans doute été discutées entre les deux chefs d’État. Il y a aussi la question sécuritaire qui a été au cœur de l’aparté de Ouaga entre Goïta et IB, notamment une plus grande coopération entre les FAMa et les FDS avec par exemple le droit de poursuite transfrontalier entre les deux armées contre les ennemis communs autrement dit des forces conjointes. On peut souligner aussi les dividendes engrangés au bord de la mer noire, car en matière d’engagements militaires et économiques avec le Kremlin, on sait qu’à Moscou avec l’AES, il a été question d’un partenariat encore plus fouillé et dense. Or, géopolitiquement, Ouagadougou et Bamako cheminent ensemble. C’est sans doute aussi pour échanger autour des points discutés avec Vladimir Poutine que le premier président de la confédération de l’AES est venu « briefer» son successeur le Capitaine IB.
Enfin, il n’est pas superflu de dire que la problématique humanitaire et migratoire a aussi été un plat de résistance de la rencontre entre ces deux chefs d’État à Ouagadougou . Ça tombe d’ailleurs à pic. Bamako a été félicité par deux émissaires gouvernementaux du Burkina, en l’occurrence les ministres Sana Mahamadou de la Sécurité et Pélagie Kabré de l’Humanitaire, qui se sont rendus à Bamako au sujet des rapatriés burkinabè de Siguiri en Guinée- Conakry lesquels rapatriés ont transité par la capitale malienne. (Lire page 6)
Aujourd’hui au Faso


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