Du jeudi 9 au mercredi 22 août 2018, s’ouvrait à Ouagadougou la première phase de l’opération de retrait des personnes en situation de rue. Elle s’est articulée autour de la sensibilisation, du retrait des personnes concernées et de leur accueil dans des centres de prise en charge. 40 jours après cette opération, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille était face à la presse, le vendredi 21 septembre 2018 à Ouagadougou, pour faire le bilan. Sur les 1379 personnes retirées de la rue, 418 enfants et mineurs ont opté de quitter les centres d’accueil de leur propre initiative.
«Réduire de 50%, le nombre d’enfants en situation de rue à l’horizon 2020», était un point saillant du programme du président Roch Marc Christian Kaboré. C’est pourquoi le Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, sous la direction de son premier responsable, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, a opté de remplir cette mission. En effet, du jeudi 9 au mercredi 22 août 2018, s’ouvrait à Ouagadougou, la première phase de l’opération de retrait des personnes en situation de rue. Elle s’est articulée autour de la sensibilisation, du retrait des personnes concernées et de leur accueil dans des centres de prise en charge. «Cette conférence de presse est animée pour respecter notre devoir de redevabilité envers les populations qui ont largement soutenu l’opération de retrait des enfants et des femmes en situation de rue et à qui je renouvelle mes sincères remerciements», a déclaré Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, à l’entame de sa déclaration liminaire. A l’entendre, la première opération qui s’est déroulée du jeudi 9 au mercredi 22 août 2018, dans la ville de Ouagadougou, s’est articulée autour de la sensibilisation, du retrait des personnes concernées et de leur accueil dans des centres de prise en charge. «Après ces 10 jours d’intenses activités, l’opération se poursuit au rythme de deux sorties sur le terrain par semaine et cela, jusqu’au mois de décembre 2018. Une troisième phase sera entamée à partir de janvier 2019», a laissé entendre le MPP Nassara. En ce qui concerne les actions à venir, Marie Laurence Ilboudo a rassuré que 31 enfants vont retourner, dès la semaine prochaine, dans leurs familles, 64 seront scolarisés au préscolaire et 23 au primaire. «77 enfants seront placés, dès le mois d’octobre, en formation professionnelle (soudure, mécanique, menuiserie etc.), 73 à l’internat et 105 seront placés en formation professionnelle (couture, tissage, coiffure etc.)», a expliqué madame le ministre. En dépit de tout cela, souligne-t-elle, chaque enfant aura un trousseau (effets d’habillement, couvertures, kit d’hygiène, moustiquaire et un pécule mensuel de 10 000 F. Quant aux femmes, poursuit-elle, elles bénéficieront, durant la période de leur formation, d’un pécule de 15 000 F/mois et d’une dotation trimestrielle en vivres. «Le montant dépensé pour la première phase de l’opération dans la ville de Ouagadougou s’élève à 182 000 000 FCFA», a affirmé le MPP Nassara. Avant de clore son propos, la ministre a rassuré l’opinion nationale que des dispositions sont prises pour que chaque individu retiré de la rue et sa famille bénéficiant d’un accompagnement et d’un suivi adéquat pour la réalisation d’un projet de vie qui correspond à leurs attentes. «J’en appelle donc, à la responsabilité de tous les Burkinabè, pour que dans l’avenir, aucun enfant ne se retrouve dans la rue», a-t-elle conclu.
Omar SALIA


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