Nouvelle incursion meurtrière d’individus armés dans la région du Sahel. Hier mardi 15 janvier 2019, au cours de la journée, des individus armés non identifiés ont attaqué le village de Gasseliki, localité située à une trentaine de kilomètres, au Sud d’Arbinda, dans la région du Sahel. Selon un bilan non-officiel, l’attaque aurait fait au moins cinq (5) morts. En rappel, le jeudi 10 janvier dernier, une douzaine de personnes avaient été tuées, dans une attaque terroriste qui avait ciblé le même village.
Selon le communiqué, l’attaque terroriste a été commise par « trente-six individus armés en milieu de journée et les constatations d’usage faites par la Brigade territoriale de gendarmerie d’Arbinda font ressortir un bilan de douze morts et deux blessés. «Un grenier, une charrette et six boutiques ont également été incendiés. Cinq motocyclettes et plusieurs bœufs ont aussi été emportés par les terroristes qui ont vite fait de fondre dans la nature après leur forfait», avait expliqué le ministère de la sécurité dans un communiqué.
Depuis le premier semestre 2015, la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée au Burkina Faso. Et on dénombre plus de 270 personnes, dont des membres des forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes. Face à la situation, le chef de l’Etat a décrété l’état d’urgence dans sept des treize régions que compte le pays. Le Parlement burkinabè a adopté vendredi à l’unanimité, le projet de loi prorogeant de six mois, l’état d’urgence dans quatorze (14) provinces du Burkina Faso en proie à des attaques terroristes.
Depuis le jeudi 10 janvier 2018, le président Roch Marc Christian Kaboré a opéré un changement à la tête de l’armée en remplaçant le chef d’état-major général des armées, le général Oumarou Sadou, par le colonel major Moïse Miningou, 59 ans, promu au grade de général de brigade.


COMMENTAIRES