L’information est de nos confrères de La Lettre du Continent. Florence Parly, la ministre française des armées sera en visite dans la capitale burkinabè le 4 juillet prochain. Selon le journal, l’agenda de la patronne des armées de la France sera marqué par une audience et une séance de travail avec le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du G5-Sahel.
Lors de cet entretien, précise l’hebdomadaire, il sera question de la coopération sécuritaire et stratégique entre les deux pays au lendemain de la tenue d’une vaste opération conjointe de sécurisation (20 mai au 3 juin 2019) menée entre l’armée burkinabè et Barkhane dans le Nord du Burkina Faso.
Cette visite du 4 juillet 2019 de la patronne des armées françaises intervient après la signature, le 17 décembre 2018, d’un accord inter-gouvernemental de Défense pour renforcer la coopération entre la France et le Burkina face à la recrudescence d’attaques terroristes contre ce dernier.
Le journal informe également que lors de cette visite, Florence Parly, aura un tête-à-tête avec son homologue, Chériff Sy nommé à la tête du ministère de la défense lors du dernier remaniement intervenu en février 2019. Rappelons que l’ancien président du Conseil national de la transition (CNT), avait dans une interview accordée à un média sud-africain, en marge de son séjour en Afrique du Sud critiqué le rôle de la France dans la région en mettant en doute sa «sincérité à éradiquer le terrorisme». Le ministre Sy avait aussi fustigé le retard de l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5-Sahel et la politique de l’Union européenne dans la bande Sahélo-saharienne.
Les forces françaises ont, depuis le début de l’année, maille à partir avec les populations de certaines régions du Mali. Florence Parly, dans une déclaration devant le 4e Régiment d’hélicoptères des Forces spéciales de terre, le 13 juin 2019, confiait : «Si l’on ne stabilise pas le Mali, le Niger ou le Burkina, l’Europe aura durablement sur sa tête non pas une, mais deux épées de Damoclès : celle du terrorisme et des prises d’otages, et celle des migrations illégales, dont beaucoup transitent par ces territoires. Il faut accompagner les forces armées sahéliennes après les avoir formées, y compris lorsqu’elles vont au combat, et pas seulement dans les états-majors».


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