Côte-d’Ivoire: l’ex-maire du Plateau «condamné à 20 ans de prison, 10 milliards d’amende et 5 ans de privation de droits» par contumace

Côte-d’Ivoire: l’ex-maire du Plateau «condamné à 20 ans de prison, 10 milliards d’amende et 5 ans de privation de droits» par contumace

Noël Akossi Bendjo, ex-maire du Plateau actuellement «réfugié» en France, a été condamné ce lundi à 20 ans de prison par contumace, 10 milliards d’amende et 5 ans de privation de ses droits. À ces condamnations, s’ajoutent les confiscations de ses biens, de son passeport et 5 années d’interdiction de quitter la Côte-d’Ivoire.

Toutes ces condamnations ont été prononcées pour «faux, usage de faux, détournements de fonds et blanchiment de capitaux».

C’est donc depuis Paris, où il vit depuis onze mois, et à travers les réseaux sociaux que Noël Akossi-Bendjo a appris sa condamnation à une lourde peine. Après environ une heure et demi d’audience, le tribunal correctionnel du Plateau, à Abidjan, a prononcé sa condamnation à 20 ans de prison, 10 milliards 279 millions de francs CFA (environ 16 millions euros) d’amende et 5 ans de privation de droits pour détournements de fonds publics, faux, usage de faux et blanchiment de capitaux. Le juge a ainsi suivi en tout point les réquisitions du procureur, alors que la défense n’a pu s’exprimer, selon les règles qui s’imposent en correctionnelle.

En milieu d’après-midi, l’ancien maire du Plateau confiait à Jeune Afrique n’avoir pas encore reçu de notification officielle de la décision du tribunal. Noël Akossi-Bendjo a convoqué une réunion d’urgence de son cabinet. Cette condamnation vient clore près de onze mois d’un face-à-face judiciaire à la coloration très politique entre Noël Akossi-Bendjo et les autorités ivoiriennes. Le 1er août 2018, ce cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ancien patron de la Société ivoirienne de raffinage (SIR), était révoqué de ses fonctions de maire du Plateau en Conseil des ministres. Une décision qui le mettait de facto hors-jeu pour les municipales d’octobre 2018, où il était pressenti pour être candidat à sa propre succession à la tête de la commune emblématique du centre d’Abidjan.

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