Les choses sont allées très vite dans ce dossier. Et si l’on s’en tient aux révélations de nos confrères de L’Evènement, c’est certainement un des nombreux réseaux d’escroquerie qui écument les couloirs de nos palais de justice qui est en passe d’être démantelé.
Depuis le dimanche 14 juin 2020, le juge Narcisse Sawadogo, substitut du procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou est placé en garde à vue à la gendarmerie suite à l’article publié par le bimensuel L’Evènement. Cité dans cette sombre affaire, l’intermédiaire, du nom d’Allassane Bagagnan a quant à lui été déposé à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Dans sa dernière livraison, le journal indiquait qu’un groupe de personnes dont des magistrats avaient proposé au maire de la commune de Ouagadougou, cité dans l’affaire de véhicules de l’aider à étouffer son dossier contre le paiement de la bagatelle somme de 70 millions de francs CFA. Il s’agit selon le journal, de Dieudonné Bonkoungou, substitut du procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou ; un nommé Allassane Bagagnan et du juge Narcisse Sawadogo. Selon une source, le juge Narcisse Sawadogo a été placé en garde à vue après avoir été entendu par le parquet.
Selon plusieurs sources, celui qui était jusqu’à un passé récent procureur du Faso, près le tribunal de grande instance de Bogandé et ses acolytes sont à maintes reprises entrés en contact avec le maire pour «l’aider à étouffer le dossier de l’acquisition douteuse des véhicules des maires». Cette affaire qui avait également défrayé la chronique fait l’objet d’une procédure judiciaire contre Armand Béouindé. Cette somme à en croire notre confrère, devait être versée en espèce et constituait la «contrepartie de l’intervention des membres du réseau pour faire classer l’affaire sans suite». Plusieurs rencontres se sont en effet tenues à cet effet en présence du maire de la capitale qui selon le bimensuel se serait rendu dans une institution bancaire pour y effectuer un retrait sans y parvenir, à cause de la législation bancaire en vigueur.
En attendant la suite des auditions, plusieurs questions surgissent dans les esprits. Comment la tentative a fuité entre les différents acteurs pour se retrouver dans la presse ? Qui a vendu la mèche, et quelles sont ses motivations ? L’avenir et la suite de la procédure nous le dira.


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