Affaire SNEDAI 2 :  7 ans ferme pour le DAF et amendes records contre Porcelestone Group

Affaire SNEDAI 2 :  7 ans ferme pour le DAF et amendes records contre Porcelestone Group

 

 

Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d’Abidjan a rendu un verdict sévère dans l’affaire dite « SNEDAI 2 », impliquant un détournement présumé de 1,6 milliard FCFA.

 

Le directeur administratif et financier (DAF) de la Société nationale d’édition des documents et d’identification de l’État (SNEDAI) a écopé de sept ans de prison ferme et de 5,538 milliards FCFA d’amendes. Parallèlement, la société Porcelestone Group, utilisée comme société-écran, s’est vu infliger 8,395 milliards FCFA d’amendes.

 

L’affaire porte sur treize chèques émis par SNEDAI au nom de Porcelestone Côte d’Ivoire, une entité légitime enregistrée dans ses bases. Ces fonds ont été détournés vers Porcelestone Group, une société-clone, sur une période de deux ans, sans alerte de la trésorerie ni de la direction. Un audit interne a révélé ces irrégularités, déclenchant l’enquête en juillet 2025, avec des réquisitions initiales du parquet pour sept ans ferme contre le DAF et son complice en fuite.

 

SNEDAI, dirigée par des figures proches du pouvoir comme Adama Bictogo, gère un secteur stratégique des documents d’identité ivoiriens. Le procès, reporté plusieurs fois dernière audience en janvier 2026, a vu des auditions de témoins comme Mme Banouma Mariam, qui a nié connaître Porcelestone Group malgré sa certification des chèques. La partie civile, représentée par SNEDAI, réclame le remboursement intégral, tandis que la défense dénonce des failles internes à l’entreprise.

 

Ce scandale s’inscrit dans une série de soupçons sur la gestion de SNEDAI, avec des flux suspects vers d’autres sociétés comme Median Consulting et des retraits en espèces estimés à 2,4 milliards FCFA sur cinq ans. Les avocats de la défense qualifient le DAF de « bouc émissaire », pointant un « puits profond et trouble » au sein de SNEDAI. Le PPEF pourrait élargir ses investigations, révélant potentiellement des réseaux plus vastes de malversations dans les entreprises publiques ivoiriennes.

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