Des navires iraniens, russes et chinois au large des côtes du Cap en Afrique du Sud manœuvres navales communes aux pays des BRICS et répétions générales d’exercices qui se sont déjà déroulés en 2019 et 2023. Entamés le 9 janvier 2026 et bien que le seul pays présent soit l’Iran, cette activité sur les eaux territoriales de la nation arc-en-ciel déplaît fortement à Donald Trump qui avait déjà l’Afrique du Sud dans sa ligne de mire. D’abord, les BRICS sont accusés par Washington de se complaire dans une posture de pratiques anti-USA. Ensuite, cette Afrique du Sud commence à être une des mouche du coche que Trump veut exclure du G20 dont il a boycotté le dernier sommet qui s’y est déroulé.
Le président Cyril Ramaphosa dont Trump a instruit le procès de laisser tuer les Afrikaners blancs s’était rendu à Canossa pour s’en expliquer, une audience à la Maison Blanche moins houleuse et moins humiliante que celle avec Zelensky mais qui n’avait pas totalement dissipé le quiproquo.
Cette accusation à laquelle s’ajoute cet exercice naval du Sud Global aggloméré en partie dans les BRICS, voila des tendances lourdes et mesurables qui suscitent le courroux de Trump, lequel pourrait décider de punir l’Afrique du Sud . Par des frappes ? Et sur qui ou quoi ? Le Nigéria avait essuyé cette avoinée violente pour avoir laissé tuer des chrétiens par des djihadistes . Trump avait bombardé Sokoto et Kwara dans la région du Niger. Et ce malgré à l’époque d’un discours rassérénant du président Bola Tinubo arguant que lui et Trump s’étaient mis d’accord . Hélas le Nigeria après bombardement a dû reconnaître à rebours qu’il a donné son feu vert pour ce coup de canif à sa souveraineté même si 2 jours après le pays a réaffirmé cette souveraineté.
En Afrique du Sud, l’exercice naval des BRICS qui tombent avec le 114e anniversaire de l’ANC a été également l’occasion pour Cyril Ramaphosa d’apprécier la posture de Trump vis-à-vis de l’Afrique du Sud mais de condamner à l’intérieur une minorité qui fait cause avec l’extérieur avec des fausses allégations sur le racisme blanc. Pire, pour Ramaphosa, ces ennemis de l’Afrique du Sud prônent un changement de régime et même une partition du pays a t-il dit en substance tout en martelant : « Nous ne l’accepterons pas.»
Un avertissement à ceux qui embouchent la même trompette avec Trump ? Mais surtout une affirmation que l’Afrique du Sud est souveraine et sur ce plan, il ne craint pas le bras de fer avec Trump. Sur Israël, déjà il avait adopté le même comportement.
De quoi faire monter la moutarde au nez d’un Trump qui a revêtu plus que jamais le costume du faiseur de paix par … la force, du punisseur planétaire dont l’œil orwellien se promène du Moyen et Proche Orient en Amérique du Sud en passant par l’Arctique et l’Afrique. Pour le moment, Trump est focus sur le Groenland et l’Iran tout en commençant à vendre le pétrole vénézuélien. Mais le Nigeria- l’Afrique du Sud et la RDC doivent faire attention à l’apparente imprévisibilité du 47e président des USA lequel sait pourtant ce qu’il veut : le monde selon Trump et la gloire du MAGA !
Aujourd’hui Au Faso .


COMMENTAIRES