Ministre des Transports, il avait quitté le gouvernement en décembre 2022 et avait commencé à battre la précampagne avec Moïse Katumbi, du parti Ensemble dont il était proche. Hier jeudi, son corps sans vie criblé de balles dans son véhicule, une Jeep garée sur une grande avenue de Kinshasa a été retrouvé. Selon les dernières informations concernant son agenda, il avait été convoqué à la Cour constitutionnelle pour le dépôt de son patrimoine au moment de quitter sa fonction ministérielle.
Le mercredi 12 juillet, il s’y était rendu pour demander au juge constitutionnel un report de ce rendez-vous pour le vendredi 14 juillet prochain. Et patatra, il disparut jusqu’à ce qu’on découvre son cadavre hier jeudi 13 juillet, dans sa voiture avec plusieurs impacts de balles sur le corps.
Après les gestes d’usage effectués par la police scientifique, le corps a été déposé à la morgue de Kinshasa, d’où se sont déportées ses familles biologique et politique notamment les députés de l’opposition, tous de noir vêtus pour signifier le deuil et protester contre ce crime que Malata Ponya qualifie déjà de «politique». Qui avait intérêt à ce que Chérubin Okendé disparaisse ? Gardait-il des secrets, lors de son passage au ministère des Transports pour qu’on lui en veuille à mort ? Où pourra-t-il peser dans la balance politique en faveur de Katumbi pour qu’on ait décidé de le faire taire ?
C’est pourquoi, il est à se demander: A qui profite ce crime ? On sait que le président Félix Tshisekedi a condamné cet assassinat odieux, n’empêche que Moïse Katumbi qui, toute affaire cessante à Abidjan où il participait à des travaux de la CAF, rentre à Kin, et a déjà, parlé «d’assassinat politique…on veut nous réduire au silence, c’est le porte-parole, c’est un guet-apens, il aurait été kidnappé dans la cour de la Cour constitutionnelle».
L’ire noire du leader politique, qu’est Katumbi est accompagné d’un doigt qui indexe tout de même des faits : son conseiller spécial…a été embastillé, son porte-parole tué, et lui-même est sous le coup d’une loi sur la congolité…Est-ce de l’acharnement ?
Veut-on mettre Katumbi sous éteignoir politique ? En tout cas, il y a lieu que les enquêtes diligentées produisent des résultats probants, car les cadavres commencent à s’entasser à Kin : le journaliste Zogo, le député Cherubin…
A 6 mois de la présidentielle, Katumbi qui n’a pas rejoint l’Union sacrée est-il devenu l’homme à abattre ? A moins que ce ne soit d’autres mains invisibles qui agissent pour accabler le président-candidat !
La REDACTION


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