Jusque-là, l’attaque qui avait choqué plus d’uns était restée sans marque et même si les regards étaient tournés vers les groupes qui opèrent au Sahel. Mais depuis hier jeudi 17 septembre 2020, on en sait plus sur sa paternité. En effet, le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué l’assassinat, le 9 août dernier, au Niger de huit personnes, dont six humanitaires français et deux Nigériens, via son organe de propagande Al-Naba.
La publication, authentifiée par de multiples sources, dont l’organe américain SITE, spécialisé dans la surveillance des groupes djihadistes, évoque une «attaque éclaire» dans la région de Kouré ayant abouti à la mort de six «Croisés» français et deux «apostats» nigériens.
Le 9 août, les jeunes humanitaires français, deux hommes et quatre femmes, avaient été assassinés avec leur chauffeur et leur guide nigériens par des hommes armés à moto alors qu’ils visitaient la réserve de girafes de Kouré à 60 km au sud-est de la capitale Niamey où ils étaient basés. Une enquête en France avait été confiée à des magistrats spécialisés pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste».
Quelques jours plus tard, le ministre nigérien de l’Intérieur, Alkache Alhada, avait annoncé qu’un suspect avait été arrêté sans préciser son identité ni de quelconques liens avec tel ou tel groupe. Une source judiciaire avait indiqué le 12 août que, selon les premiers éléments de l’enquête, l’attaque paraissait «avoir été préméditée» avec pour objectif de «cibler des Occidentaux».
Les jeunes humanitaires français avaient été assassinés avec leur chauffeur et leur guide nigériens par des hommes armés à moto le 9 août, alors qu’ils visitaient la réserve de girafes de Kouré, au sud-est de la capitale Niamey.
L’organe de propagande d’EI, Al-Naba, a consacré une page à l’attaque dans son numéro daté de jeudi, diffusant deux photos mais ne donnant que peu de détails sur l’événement lui-même. Selon un expert consulté par l’AFP, et qui a requis l’anonymat, cette publication ne permet en aucun cas de déterminer si l’opération a été minutieusement préparée ou si le sort des huit victimes s’est décidé au moment de leur rencontre avec les hommes armés. Impossible aussi, ajoutait-il, de savoir si la revendication est ou non purement opportuniste, ni si les meurtriers avaient fait allégeance à l’EI avant ou après le 9 août.


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