Attaque de l’aéroport et  la Base 101 de Niamey : Entre accusations directes au Niger et démentis diplomatiques de 2 voisins

Attaque de l’aéroport et  la Base 101 de Niamey : Entre accusations directes au Niger et démentis diplomatiques de 2 voisins

 

 

 

 

S’en prendre avec des armes à l’aéroport de Niamey au Niger dont l’accès maritime naturel est celui du Bénin , faisant de cette infrastructure aéroportuaire un des points de désenclavement de ce pays de l’hinterland , s’attaquer à cet aéroport est criminel et irresponsable. C’est ce qu’on fait les assaillants dans la nuit du 28 au 29 janvier dernier. Pire, cet aéroport attenant à la Base 101 stocke des  tonnes de yellow cake et des drones, abrite la force unifiée de l’AES, inutile de faire un dessin sur les desseins funestes de cette équipée terroriste : embraser Niamey et le Niger voir l’espace sahélien avec les irradiations de l’uranium !

La colère du président Nigérien Abdourahmane Tiani est légitime et sa volonté de répliquer par un  « rugissement » compréhensible. De même d’ailleurs que la sortie du président de l’AES le capitaine Ibrahim Traoré car qui s’en prend au Niger s’en prend au Burkina et au Mali ! L’ EI a revendiqué cette estocade qui fut une bérézina sanglante pour lui avec la vingtaine d’hommes tués et 11 appréhendés.

Et si Niamey et Ouagadougou sont furieux à juste titre on le devine, c’est pareil pour Bamako c’est qu’on imagine mal dans le contexte géopolitique inflammable mondiale et sous régionale actuelle, on imagine mal comment on se pique d’aller perpétrer une telle attaque et vouloir faire croire que c’est anodin et que ces croquants sanguinaires ont pris d’assaut l’aéroport  de Niamey,  un anaconda difficile à avaler au Niger. Comment ces assaillants ont pu se procurer ces armes et les coordonnées du Yellow cake, et des drones, qui plus est dans une base militaire ?

Les mis en cause les homologues de Tiani, français ivoirien et béninois ont réagi surtout Alassane Ouattara et Patrice Talon via leur ministre des affaires étrangères et porte parole du gouvernement. En côte d’Ivoire c’est le baptême de feu pour Nialé Kaba nouvelle cheffe de la diplomatie qui devra gérer ce dossier hautement sensible et la convocation de l’ambassadeur nigérienne à Abidjan Mme Alfari Sita Sahida  pour lui remettre un épistolaire de mécontentement et de protestation  rentrent dans ce cadre.

De même sur la sortie de Wilfried Léandre Houngbedji porte – parole du gouvernement au Bénin l’autre pays au ban des accusés du Niger, ce pays a régit en s’en démarquant et en faisant allusion au coup d’État manqué du 7 décembre dernier.

On est donc entre accusations directes de Niamey contre Paris – Abidjan et Cotonou et démentis véhéments et au milieu il y a une réalité cruelle :  l’instrumentalisation de l’hydre terroriste à des fins de déstabilisation. A quand un front commun AES et ces pays dits « épargnés » ( Côte d’Ivoire -Ghana-Togo- Bénin ) en réalité ils ne le sont pas, contre ces assaillants ?  A quand une véritable transparence dans la bande sahélo- saharienne pour vaincre les terroristes ?

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