Le décompte macabre se poursuit après l’attaque de la gendarmerie d’Inata dans la province du Soum, région du Sahel. Trois jours après cet assaut terroriste meurtrier, le gouvernement est revenu à la charge pour actualiser les chiffres. Selon le nouveau bilan actualisé et présenté par le ministre Ousseini Tamboura, à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 17 novembre 2021, l’attaque du dimanche 14 novembre 2021 a fait 53 morts dont 49 gendarmes et 4 civils. Le porte-parole du gouvernement a aussi indiqué qu’au total 46 gendarmes ont été retrouvés. Le Conseil des ministres, au vu des informations en sa possession, a par ailleurs décidé de relever deux responsables de la gendarmerie de leurs fonctions. Il s’agit du commandant de la première (1ère) région de gendarmerie et du commandant du Groupement des forces du secteur Nord. Selon le ministre Tamboura, cette décision découle de l’examen d’un rapport circonstancié lié aux aspects de ravitaillement et de logistique. Sur instruction du président du Faso, une enquête administrative sera diligentée afin de mieux situer les responsabilités dans la survenue de ce drame.
L’onde de choc provoquée par ce nouveau massacre mais surtout les circonstances de l’attaque ont provoqué une poussée de colère et une vague de manifestations spontanées dans plusieurs villes du pays. A Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Dori et Kaya des centaines de manifestants ont exprimé leur soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et appelé à «la démission du président Kaboré».


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