Auscultation du malade «Burkina» par la CEDEAO : Week-end et début de semaine cruciaux pour le lieutenant- colonel Damiba

Auscultation du malade «Burkina» par la CEDEAO : Week-end et début de semaine cruciaux pour le lieutenant- colonel Damiba

Saluons d’abord avec componction les Etalons qui nous ont gratifié d’un football-champagne en battant les Tunisiens à la CAN 2021 au Cameroun, un onze national qui va donc en demi-finale et qui aura fait oublier en l’espace de quelques heures (nuit du samedi 29  au  dimanche 30 janvier) que le pays des hommes intègres vit une situation militaro-politique délicate. A l’unisson et sur des sons de klaxons, Ouaga, Bobo, Koudougou… et jusqu’à Yamoussoukro en Côte-d’Ivoire  où vit une forte diaspora, on a célébré cette victoire des Etalons.

«Photocopiez les sanctions infligées au Mali et remettez-les nous, pas la peine de se réunir pour décider la même chose» clameur mi badine mi sérieuse  d’une partie des manifestants burkinabè contre une CEDEAO taxée de celle des présidents au lieu d’être celle des peuples.

Après la suspension de principe contre le Burkina Faso et la rencontre des chefs d’état-major des armées à Ouagadougou  le 28 janvier et celle des ministres des Affaires étrangères aujourd’hui 31 janvier et enfin du cénacle du 3 février prochain pour apprécier in fine et au fond la conduite à tenir envers le MPSR, CEDEAO et junte se parlent depuis quelques jours.

Instruite et échaudée  par le cas malien, la CEDEAO sait qu’elle ne peut plus adopter la même posture au Burkina Faso quitte à effectuer des contorsions ou à trouver des circonstances atténuantes à Damiba et Cie. Le 25 janvier dernier au lendemain du renversement de Roch Kaboré, les voix réprobatrices de la rue contre la CEDEAO et la France ne doivent pas brouiller les objectifs vitaux de la junte venue en sauveur d’un Burkina encalminé dans une multitude de  fange dont le mortifère terrorisme qui ensanglante le pays depuis plus de 6 ans.

Ce fut un crucial week-end et c’est  un début de semaine studieux et décisif pour la junte et pour le Burkina car c’est au regard de la copie des putschistes de Ouaga que s’esquissera la position de la CEDEAO.

Evidemment comme souligné plus haut, cette institution sous régionale dont les décideurs, les chefs d’Etat sont autant divergents sur ces putschs qu’agacés par les  accès coléreuses, intempestives et injonctives  de la rue.

Agacement d’autant que le mal qu’ils veulent combattre fait des ravages en leur sein, les coups d’Etat, rien qu’à regarder les photos de famille des sommets de la CEDEAO, il y a 19 mois y figuraient IBK, Roch…

On assiste à une  rue  souvent instrumentalisée qui n’en démord pas, engoncée dans ses certitudes que ces putschs sont une nouvelle révolution des «quatre-vingtards» les jeunes nés dans les années 80. A chaque époque sa révolution ! Drôle de révolution tout de même.

Que décidera la CEDEAO à l’issue de son conclave du 3 février à Accra en présentiel ? À quoi doit s’attendre le Burkina dont le nouvel homme fort s’est exprimé le 27 janvier dernier pour camper ce qu’il entend faire ?

La rédaction

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