Avancée du M23 vers Goma et expulsion de l’ambassadeur rwandais  RDC # Rwanda : ça sent le roussi

Avancée du M23 vers Goma et expulsion de l’ambassadeur rwandais RDC # Rwanda : ça sent le roussi

Evidemment, la bousculade lors du concert de Fally Ipupa ce 29 octobre à Kinshasa retient l’attention en RD Congo, mais c’est sans doute Goma qui est sous les feux des projecteurs de l’actualité. Et pour cause … car alors qu’à Kinshasa ce 29 octobre au grand stade, rempli de ses 120 000 spectateurs venus écouter la star Ipupa, une bousculade (encore peut-être la mal organisation et l’incivisme), a coûté la vie à 9 spectateurs et 2 policiers, au palais présidentiel, le locataire Félix Tshisekedi cherchait une solution au casse-tête du M23, et au refroidissement des relations avec le Rwanda.

L’impératif dans l’Est de Goma est de faire vite que les images de ces milliers de populations fuyant les balles assassines du M23 soient vite de vilains souvenirs. Rencontre à Luanda entre les présidents Tshisekedi et Kagame, dénonciation officielle à la tribune de l’ONU des méfaits du M23 par le chef de l’Etat congolais … rien n’y fit depuis quelques jours le M23, ces rebelles soutenus selon Kinshasa par le Rwanda, se sont rendus maîtres dans plusieurs villages notamment Rutchuru-Centre et Kiwanja sur la Nationale n°2 et marchent à pas forcés sur Goma.

Situation gravissime qui a imposé un conseil de défense de sécurité présidentiel convoqué par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, sur cette guérilla éclaire mais combien destructrice de ces rebelles qui ont provoqué en quelques jours, plus de 20 000 Personnes déplacées internes (PDI) dans leur propre pays. Un conseil de défense qui a scellé le sort de l’ambassadeur du Rwanda en RD Congo, Vincent Karega qui a été expulsé de RDC. Ce que «regrette» le Rwanda.

Ce week-end, c’est sous le regard songeur et impuissant des humanitaires, que hommes et surtout femmes et enfants, baluchons et tout ce qui peut être emporté sur la tête, fuyaient les zones conflictogènes vers des cieux plus cléments, en particulier vers Goma, un des verrous qui tient encore. Mais jusqu’à quand si rien n’est fait ?

La MONUSCO qui essaie de faire le service minimum, c’est-à-dire rétablir la circulation sur cette Nationale n°2 n’a pas de contact avec ces rebelles du M23. A la vérité, ce qui se passe à 70 km de la capitale du Nord-Kivu, est le pourrissement d’une situation qui dure depuis des années avec des hauts et des bas. Si le M23 (Mouvement du 23 Mars) qui est une ex-rébellion tutsi, laquelle avait déposé les armes en 2021, les a reprises, l’Est de Goma est la proie de plusieurs groupes armés dont l’ADF, les FDLR (pendant congolais du M23 au Rwanda) … Et en pareille circonstance, c’est l’Etat congolais qui doit secourir, et sécuriser non seulement ces boat-people contemporains, mais aussi trouver les voies et moyens pour en finir avec cette rébellion. Et sans doute, l’alarme sonnée par Huang Xi, l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs, lequel disait qu’il faut «une solution globale, à ce problème, c’est-à-dire une action coordonnée, harmonieuse et cohérente», est une piste à ne pas négliger.

Une telle action est d’essence régalienne congolaise. Par la diplomatie, mais aussi le fusil sur le terrain, car l’intangibilité d’un territoire est non-négociable.

La REDACTION

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