Avènement du bicaméralisme, suppression de la Haute cour de justice, un gouvernement ramené à 29 membres, le français comme langue officielle, mais le Bambara, le fulfuldé, le songhaï … ont vocation à devenir langues officielles, le principe de la laïcité de l’Etat est consacré …Voilà quelques-unes des clauses de l’avant-projet de Constitution remis à Assimi Goïta, le mardi 11 octobre dernier. Exit l’idée d’un Mali fédéral, idée déjà rejetée dans l’Accord d’Alger de 2015.On peut ajouter aussi qu’on est dans un régime présidentiel moyen puisque le parlement ne pourra pas renverser le gouvernement par une motion de censure,
de même que le président de la République ne saurait dissoudre l’Assemblée
nationale.Néanmoins, le président reste le patron, car c’est lui qui indique le cap et le premier ministre s’y tient. Les modes de justices traditionnelles sont autorisées. Les
législateurs ont voulu équilibrer les pouvoirs, et ne plus rendre un président
constitutionnellement irresponsable. Mais évidemment, un tel avant-projet de Constitution
ne saurait éluder le sort même d’Assimi Goïta.Que devient-il dans tout ça ? Vient à l’esprit que la Charte permet que 4 mois avant les élections, ce dernier peut démissionner de l’armée et se présenter. Cette clause est-elle explicite dans cette mouture de l’avant-projet ?
En tout cas, il semble de plus en plus plausible qu’après Goïta, ce sera … Goïta, sauf imprévu
de dernière minute. Car cet avant-projet après l’aval en Conseil des ministres et du Conseil
national de Transition, sera soumis aux Maliens par référendum. Et compte tenu de la
popularité de Goïta, le Oui franc et massif devrait l’emporter. Lesquels Maliens devront aussi
faire un bilan de leur existant, et surtout de la situation sécuritaire, jauge objective pour
juger aussi Goïta.
La Rédaction


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