Et on reparle de la santé du général Djibrill Bassolé, incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA). Selon plusieurs sources concordantes, l’ancien ministre des Affaires étrangères burkinabè a de nouveau été admis au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo dans la soirée du mercredi 15 janvier 2020.
Condamné à une peine de prison de 10 ans pour «trahison», lors du procès du putsch manqué de septembre 2015, l’ancien chef de la diplomatie burkinabè, était retourné à la MACA. Djibrill Bassolé, fait face à des soucis de santé qui l’ont contraint à faire des allers et retours répétés vers des centres hospitaliers. En fin juin 2019, il avait été évacué dans ce même établissement pour des «graves maux de ventre». Mais avant, en mars 2019, son état jugé «préoccupant» par ses médecins traitants a même nécessité une évacuation vers la capitale tunisienne où il avait séjourné deux mois durant avant de rentrer au pays le 5 mai 2019. Malgré cette évacuation, sa santé a continué à décliner, d’où les nombreuses demandes de sortie du territoire introduite auprès des autorités restées lettre morte jusque-là. Plusieurs voix, politique, société civile, s’étaient élevées pour demander son évacuation urgente.
Dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux, le 10 septembre 2019, sa fille, Yasmine Bassolé avait tiré la «sonnette d’alarme». «La santé de mon père décline à vue d’œil depuis son transfert de la résidence surveillée à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA). Nous sa famille, tirons la sonnette d’alarme et rappelons aux plus hautes autorités de notre pays l’urgence de son cas. Nous les remercions pour la démarche humanitaire qui avait déjà conduit à autoriser sa première évacuation sanitaire, mais déplorons que les soins aient été prématurément interrompus. A présent, il est de la plus grande urgence de donner une chance à mon père de ne pas succomber sans soins appropriés aux pathologies qui l’affectent. Chaque jour compte. Sauvez mon père!», avait-elle supplié.

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