Burkina Faso : la BAD a suspendu ses décaissements

Burkina Faso : la BAD a suspendu ses décaissements

Dans une note d’information adressée au secrétariat général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, dont nous avons reçu copie et datée du 16 février 2022, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé la suspension temporaire de ses décaissements au Burkina Faso à compter du jeudi 10 février 2022 jusqu’à nouvel ordre. « Cependant, la BAD s’engage à honorer les demandes de paiements reçues avant le changement de régime, à savoir les paiements directs aux entreprises ou consultants ou celles afférant à des engaments spéciaux », indique la note.

Selon l’institution bancaire continentale, cette décision fait suite à l’annonce le 24 janvier 2022 du changement de régime intervenu au Burkina Faso et la mise en place du MPSR. Aussi, la BAD dit avoir suivi avec attention les mesures prises  telles que dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement, l’annonce de l’Acte fondamental devant régir la gestion du pouvoir d’Etat en attendant l’adoption d’une Charte de la Transition, ainsi que le rétablissement de la Constitution dans tous ses articles à l’exception de ceux qui remettent en cause les dispositions de l’Acte fondamental. Tout en réaffirmant son « attachement à la paix, à la cohésion sociale, à la démocratie et à la bonne gouvernance, nécessaires pour atteindre les objectifs de développement inclusif », la BAD apporte son soutien aux « efforts déployés par la communauté internationale, la CEDEAO, l’UA et les Nations Unies en vue d’aider au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel et à la mise en place d’organes de la transition.

En outre, la BAD annonce le maintien de la coopération technique dans les dimensions du dialogue avec le Burkina Faso. « La présence de SG chargés d’assurer la continuité des affaires devrait faciliter cela » assure l’institution avant d’ajouter que «  ses départements sectoriels continueront les contacts avec leurs homologues du Burkina Faso ».

Pour finir, la Banque souhaite une reprise rapide de sa pleine coopération avec le Burkina Faso qu’elle conditionne par une « réévaluation de la situation et par les avancées engrangées sur la mise en place des organes et l’agenda de la transition. A ce titre, elle exhorte les nouvelles autorités à respecter les principes de transparence et de redevabilité et réitère « sa disponibilité à accompagner le Burkina Faso dans le rétablissement de la sécurité et la paix, le renforcement de la résilience des populations vulnérables et la transformation structurelle de son économie ».

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