C’est incontestablement la surprise du chef. Quelques heures après sa prestation de serment en tant que président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé à la nomination de son premier ministre. Alors que nombre d’observateurs tablaient sur des noms d’illustres personnalités du sérail politique ou encore sur le probable rappel de Burkinabè en fonction à l’international, c’est sur l’homme de droit Me Apollinaire Kyelem de Tambela que s’est porté le choix du nouveau président de la Transition. C’est donc lui qui aura la lourde responsabilité de conduire l’action gouvernementale durant les prochains mois, cette nouvelle période. L’information a été portée à la connaissance de l’opinion publique dans la nuit du vendredi 21 octobre 2022, par décret lu à la télévision nationale. Connu pour être un homme de rigueur et de principe, le nouveau chef de l’exécutif est une figure médiatique dont les prises de position rencontrent souvent l’assentiment de plusieurs compatriotes
Me Kyelem, âgé de 64 ans, est né à Koupéla localité située à 140 km de Ouagadougou dans la région du Centre-Est. Il fait une partie de ses études en France à la faculté de droit de Nice. Il fait partie de ses étudiants de la diaspora qui soutiennent alors Thomas Sankara, le leader et président pan africaniste du Burkina Faso, assassiné en octobre 1987.
En 1983, alors étudiant à Nice avec ses camarades il crée le Comité de défense de la révolution (CDR). Il sera l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’ancien président burkinabè notamment «Thomas Sankara et la Révolution au Burkina Faso – Une expérience de développement autocentré». Il revient exercer son métier d’avocat et enseigner le droit dans son pays. L’homme est une figure médiatique. Habitué des plateaux de télévision, il dénonçait les dérives de la transition sous le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé par le capitaine Ibrahim Traoré lors d’un coup d’État du 30 septembre.
Sa nomination, suscite beaucoup d’espoirs et d’attentes au sein de l’opinion nationale. Il devra entreprendre les réformes nécessaires pour une redynamisation de l’administration publique burkinabè.


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