C’est l’une des annonces qui ont retenu l’attention des Burkinabè. « Le Burkina Faso dispose d’une réserve nationale d’or » ! C’est ce qu’a confié le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, lors d’un entretien diffusé le 2 avril 2026.
Après avoir justifié l’apport du métal précieux dans le secteur économique, le chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré a indiqué que l’or burkinabè est utilisé comme levier dans un contexte marqué par des contraintes économiques et financières. Selon lui, le pays a eu recours à cette ressource pour certaines opérations, notamment l’acquisition de matériel militaire. « L’or est une valeur. Tout le monde cherche à en constituer une réserve, parce qu’on ne sait jamais », a-t-il expliqué.
D’après les données de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), le Burkina Faso figure parmi les principaux producteurs d’or en Afrique, avec une production annuelle estimée à plus de 60 tonnes. Le secteur aurifère représente plus de 15 % du produit intérieur brut (PIB) et environ 80 % des exportations du pays.
Entre 2020 et 2024, la production nationale est passée d’environ 50 tonnes à plus de 60 tonnes, selon la même source. Cette progression place le Burkina Faso parmi les pays africains à forte production aurifère, aux côtés du Ghana, de l’Afrique du Sud et du Soudan.
La constitution d’une réserve nationale d’or s’inscrit dans cette dynamique. La quantité exacte n’a pas été rendue publique. Le président du Faso a indiqué que cette information restera confidentielle. Ibrahim Traoré a également souligné que cette réserve constitue un moyen pour le pays de mobiliser ses ressources dans un contexte de pression économique. « Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons de l’or », a-t-il affirmé. Cette réserve nationale d’or est présentée par les autorités comme un instrument de gestion des ressources et de réponse aux contraintes extérieures.
Source : Libre Info


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