Camp de Mentao : vers une relocalisation des réfugiés à Goudoubou

Camp de Mentao : vers une relocalisation des réfugiés à Goudoubou

Le Burkina Faso en concertation avec ses partenaires humanitaires, s’apprête à procéder à la relocalisation des  réfugiés du camp de Mentao vers un autre site.

Cette  décision, fruit de plusieurs semaines de discussions entre les autorités burkinabè et le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) était au centre d’une rencontre hier mardi 14 juillet 2020 des acteurs intervenant dans la question des réfugiés. Il s’agissait pour ces derniers de réfléchir à l’élaboration d’un programme de relocalisation des pensionnaires du camp de Mentao sur le site de Goudoubo. Présidée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC), Seydou Sinka, cette réunion, intervient deux mois après les accusations de violences à l’encontre des réfugiés du camp de Mentao, portées contre des troupes burkinabè engagées dans la lutte contre le terrorisme, par le HCR.

A l’ouverture des travaux  Seydou Sinka a souhaité que les échanges puissent aboutir à l’élaboration d’un plan et un programme de relocalisation du camp de Mentao vers Goudoubo qui soient réalistes, réalisables et durables. « Si les acteurs sont d’accord, nous allons passer à la phase opérationnelle de la relocalisation du camp de Mentao vers Dori, dans le camp de Goudoubo qui est un peu plus grand avec des mesures sécuritaires d’appoint qui vont permettre de mieux loger les réfugiés au Burkina», a-t-il déclaré.

Pour lui, il n’est plus question de relocaliser les réfugiés sans mesures sécuritaires adéquates ainsi que l’adhésion renouvelée des communautés cibles et hôtes concernés. A en croire le SG du MAEC, cette décision est le couronnement des discussions entreprises depuis mai 2020, après le malheureux incident intervenu au camp des réfugiés de Mentao. «C’est pleinement conscient des difficultés qui entravent la bonne gestion des camps dans le contexte sécuritaire difficile que traverse le Burkina Faso, que le gouvernement s’est engagé à trouver une solution à la protection optimale des réfugiés», a expliqué Seydou Sinka. 

Rappelons que le 2 mai dernier, suite à une attaque terroriste qui a coûté la vie à un gendarme, les Forces de défense et de sécurité (FDS) burkinabè avaient été accusées de violence sur des réfigiés par le  HCR.

Selon un recensement du HCR, à la date du 31 mai 2020, le Burkina Faso accueille plus de 23 000 réfugiés maliens qui vivent dans les deux principaux camps  de Mentao dans la province du Soum et de Goudoubo dans celle du Séno dans la région du Sahel.

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