Les dissensions et les divergences de vue entre le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo et le président d’honneur, Blaise Compaoré ne font plus l’ombre d’aucun doute.
Alors que le premier s’affaire à la tenue du congrès ordinaire, le deuxième lui suggère le report pur et simple de ce rendez-vous. Dans une correspondance dont nous avons reçu copie, datée du 30 novembre 2021 et adressée au président du CDP, Blaise Compaoré invite au report à une date ultérieure la tenue du congrès ordinaire prévu les 4 et 5 décembre prochains. «La tenue d’un congrès ordinaire dans ces conditions n’est ni souhaitable ni opportune, car d’une part, nous devons rester au moins pour quelques temps, en partage de peine avec les nombreuses familles endeuillées et d’autre part, nous devons éviter d’exposer aux risques sécuritaires certains de nos camarades congressistes appelés à se déplacer pour cette rencontre majeure.
En conséquence, et conformément aux dispositions pertinentes des articles 78, 79 et 80 de nos statuts, je vous prie d’arrêter les préparatifs dudit congrès y compris les rencontres des instances concernées. Il vous appartiendra de saisir les autorités administratives compétentes aux fins d’expliquer les raisons qui président à ce report assimilable à un cas de force majeure», suggère le président d’honneur.
Pour finir, il appelle Eddie Komboïgo à prendre son mal en patience en attendant une situation propice. «Lorsque la situation sera quelque peu apaisée, une concertation nous permettra d’arrêter de commun accord, une date plus propice», a-t-il conclu.
Rappelons que le 20 novembre dernier, dans une précédente missive, l’ex-chef de l’Etat plaidait pour un report du congrès. Il s’appuyait sur les dramatiques évènements d’Inata et de la situation sécuritaire que vit notre pays, pour demander le report à une date ultérieure de ce Congrès ordinaire. Pour l’ex-deus ex-machina du parti de l’épi et de la daba, d’autres «drames tout aussi graves sont venus alourdir davantage cette situation et le peuple demeure profondément meurtri au point où sa douleur est difficilement contenue».


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