C’est désormais officiel, Salia Sanou l’ex- maire de la ville de Bobo-Dioulasso, a quitté le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Dans une lettre adressée à la direction du parti, notamment son président, avec ampliation au fondateur Blaise Compaoré et datée du 9 juillet 2020, l’homme qui ne filait plus le parfait amour avec la direction du CDP a confirmé le divorce entre lui et le parti de l’épi et de la daba.
«C’est avec beaucoup de regret que je vous informe de ma démission du Congrès pour la démocratie et le progrès à compter de ce jour pour convenance personnelle et pour être en adéquation avec moi-même et compte tenu de la situation que nous vivons depuis un certain temps au sein du parti», s’est expliqué l’ancien patron de la section provincial du Houet du CDP au président Eddie Komboïgo.
Selon plusieurs sources, celui qui jusqu’à une période récente était membre du Haut conseil du CDP n’est pas seul à quitter le navire. Dans la même province du Houet, Fatou Ziba, ex-maire de l’arrondissement 3 de la capitale économique a aussi décidé de rentre le tablier. Notons que ces deux démissions sont intervenues à la veille de la validation par le président d’honneur, Blaise Compaoré, de la candidature de l’actuel président Eddie Komboïgo à la présidentielle de novembre prochain. Avant ces départs, c’était Léonce Koné, qui avait annoncé sa démission du parti pour dit-il manifester son «désaccord avec la désignation d’Eddie Komboïgo comme président du parti».
Ces démissions ne constituent pas une surprise, compte tenu des positions prises précédemment par ces derniers, qui ne cachaient plus leur sympathie pour Kadré Désiré Ouédraogo, candidat déclaré à la prochaine présidentielle au détriment de celui du parti.


COMMENTAIRES