Chute du gouvernement Barnier censuré par RN-LFI vue d’Afrique : Jupiter mal-aimé au Sahel et en France ?

Chute du gouvernement Barnier censuré par RN-LFI vue d’Afrique : Jupiter mal-aimé au Sahel et en France ?

 

 Exit Michel Barnier et son équipe emportés par une motion de censure tombée hier 4 décembre 2024 vers 19 h 20 GMT concoctée par 331 députés du RN-LFI,  2  familles politiques qui se détestaient royalement lesquelles pourtant  se sont liguées pour sanctionner un Barnier, trop rigide, trop sûr de lui pour son Budget 2025, et surtout, RN et LFI ont voulu punir Emmanuel Macron, qui a refusé de nommer un premier ministre de l’extrême gauche après la dissolution de l’Assemblée nationale.

Voici la France sans gouvernement, 3 mois après s’être dotée de celui de Barnier. Qu’Emmanuel Macron nomme Bruno Retailleau ou Lecornu à Matignon ou un autre, le cimetière des premiers ministres risque de s’agrandir.

Ça ne vous rappelle rien en Afrique ? Le landerneau politique et toute la France qui dansent le yoyo montre à souhait que ce genre de situation n’est pas le seul apanage des pays africains. Les rancœurs politiques et les rivalités, voire les égos hypertrophiés sont ausi prégnantes en France !.

Jean-Luc Menlenchon, qui marinait dans sa colère pour n’avoir pas obtenu un chef de gouvernement LFI avait quasiment juré de mener la vie dure à Macron : Nous y voilà ! Il a assisté hier physiquement à la «mise à mort virtuelle» de Barnier.

Marine Lepen vient de contribuer à établir de l’inédit: pour la première fois depuis 62 ans un gouvernement est censuré. Entre calculs politico-judiciaires et risque de la politique du pire, la cheffe du RN devient le centre de la chose politique. Guettée par une possible condamnation d’inéligibilité en mars 2025, Marine Lepen, voudrait bien d’une présidentielle anticipée avant cette date, si Macron jette l’éponge dans cette France devenue ingouvernable.

Toutes ces facéties politiques observables sous les tropiques, mettent en exergue qu’en France également, les intérêts partisans priment souvent sur l’intérêt national. Des politiciens africains auraient fait ça, qu’on hurlerait à des nains politiques, à des Africains «inconscients», incapables de gouverner avec discernement.

Mais cette perpétuelle impasse des institutions de la 5e République française auscultée du continent se ramène à une et une seule personne : le président Emmanuel Macron réélu, mais qui n’est pas parvenu à une stabilité de la France. Ce que d’aucuns appellent la «poisse de la politique africaine de la France», a-t-elle déteinte sur la politique intérieure ? 87% des Français pensent que la France est en déclin. Comment l’en dépêtrer ?

En tout cas, vu du continent, ces tumultes qui secouent le microcosme français est le cumul de faits et actes hérités depuis des années, mais exacerbés sous Macron. Divorce avec fracas sur le volet militaire dans l’ex-précarré, relations exécrables avec les ex-colonies.

L’impression qui se dégage de l’Afrique est que Jupiter est devenu un problème pour la France. Il a fait preuve de mépris vis-à-vis des Africains lors de la crise avec la junte nigérienne, et a ruiné le capital de respectabilité de la France dans ce qui restait de ce précarré. Montrer son tropisme ou manifester son amitié envers la France est aujourd’hui un signe d’opprobre et l’assurance d’être pris à parti, et faire l’objet d’un rejet.

Il semble qu’avec cette péripétie «Barnier» la classe politique ait accéléré un processus de déclin de la France. Il y a comme un désaveu clair de Jupiter, la dissolution de l’Assemblée nationale, gag consécutif aux Européennes largement remportées par l’extrême droite. Mais, si Macron exclut toute démission, la question se pose sur son maintien dans la chienlit qui se dessine en France et dont il est en grande partie responsable.

La REDACTION

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