Come-back de Trump à la Maison Blanche soupesé du continent : Ah ! Ce peuple souverain  et patriote américain !

Come-back de Trump à la Maison Blanche soupesé du continent : Ah ! Ce peuple souverain  et patriote américain !

 

 

«Harris, she can not» ! Etrillée par Donald Trump, non seulement sur le vote populaire, les grands électeurs et le sénat qui s’est coloré aussi en rouge pourpre, Kamala Harris a été battue. Une victoire incontestée de l’ex-président qui signe un come-back tonitruant comme l’a été sa campagne.

La nuit électorale aux USA a pris à rebrousse-poil tous les sondeurs (coude-à-coude, swings states)… Difficile d’ailleurs d’être sondeurs aux USA. Et dès 3h 28 GMT, Trump avait 21 Etats dans son escarcelle, contre 9 pour Harris, et Lady Grey, notre confrère le New-York Times donnait déjà Trump vainqueur à 88%. Mais, comme les Etats-pivots n’avaient pas encore affiché de couleur, Kamala Harris, tapie dans son ancienne université de Washington, Howard University s’accrochait toujours à un mince espoir.

Puis tout à tour, la Caroline du Nord, puis la Géorgie, virent également au rouge, et last but not least la Pennsylvanie donne le coup de grâce à la candidate démocrate. Ses grands donateurs réunis à Washington se clairsement petit-à-petit, tandis que son QG de campagne en Californie est désespérément vide, déserté par des partisans transis et déboussolés. 292 grands électeurs pour Trump contre 224 pour Kamala Harris (sans le Michigan) .

La presse américaine, occidentale et même africaine et tous les sondages étaient Kamala- compatibles, flétrissant les embardées langagières de Donald Trump, essayant d’orienter le vote des Américains. Les démocrates ont répandu un discours de peur partout. Sur l’immigration par exemple, Trump n’est pas fin xénophobe que ce qui se passe sous nos tropiques. Des immigrés sont chassés de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria… Chaque pays a ses choix à respecter. La plupart des médias et autres spécialistes de l’Amérique sont tombés dans l’anti-trumpisme et n’ont pas vu que le peuple américain avait marre des guerres alors que sur son sol, la pauvreté prospérait, les infrastructures étaient défaillantes. Le peuple américain veut qu’il soit la première préoccupation des dirigeants. Et le pire n’a pas eu lieu, et la démocratie américaine a tenu, le 6 janvier 2021 n’est qu’un mauvais souvenir.

Un peuple patriote, le terme n’est pas galvaudé au bord du Potomac, et les Africains devraient d’ailleurs redonner sens à ce vocable. Le peuple des USA a choisi son président, qui fait mieux qu’en 2016. Depuis sa résidence de Mara Lago, l’animal politique, «le survivant», déboulera au West Palm Beach à son QG, pour toiser quelques minutes ses ouailles avant de leur répéter sa marotte, serinée tout au long de la campagne : lui qui a été le 45e président des USA, que ses militants ont réélu pour être le 47e va réparer les USA, «Je ne m’arrêterai pas, nous allons vers l’âge d’or… Dieu m’a envoyé pour sauver l’Amérique… Je vais combattre avec mon âme». Il était 7h 26 (GMT).

Plus de doute, le Grand Old Party a élu en toute responsabilité Donald Trump plus radical, plus décidé qu’il y a 8 ans !  Si   l’establishement, Barak Obama, et les Crésus de la Silicon Valley ont imposé Harris comme remplaçante de Joe Biden,  l’ex-procureur de Californie n’a pas mené une campagne convaincante, esquivant les questions cruciales, elle a plus surfé sur des répliques et attaques contre Trump que sur les réels problèmes américains. Et même le Wokisme n’a pas beaucoup aidé, l’ex-grande juge dont les verdicts à l’endroit de certains condamnés ont fait perdre des voix.

Pesé et soupesé d’Afrique, ce retour de Trump n’a pas été souhaité par beaucoup qui n’ignoraient pas aussi que l’Amérique n’était peut-être pas prête à genrer la Maison Blanche qui plus est avec une femme de couleur. Et maintenant, comme dirait quelqu’un, même si c’est le diable qui est à la tête d’un Etat, il est l’interlocuteur incontournable. Le continent doit s’incliner de bonne ou mauvaise grâce devant cette victoire jamais vue ! Un ancien président traîné dans la boue judiciaire, les accusations les plus exécrables, mais un homme débout courageux affrontant tous les obstacles pour faire face à son destin ! Cette victoire est une belle leçon pour tous les hommes politiques qui ont foi en leur destin.

Et avec l’Afrique, Trump risque de prendre de cours le continent. Le «American first» ne signifie point qu’il ignore les enjeux géopolitiques mondiaux y compris le continent. Trump, de par ses positions, pourrait inaugurer l’espoir d’une ère de paix, en pesant sur les situations au Proche-Orient, en Indopacifique, en mer noire en ayant de meilleures relations avec Poutine, avec moins d’ingérence nocive dans les Etats du Sahel par exemple. Au Soudan déchiré par une interminable guerre, on jubile.

A certains points, n’est-ce pas ce qui est professé par exemple au Burkina Faso ? L’Amérique d’abord ! Le Burkina d’abord ! Make America great again ! Make Burkina Faso great again ! Le continent n’a rien à attendre du Grand Old Party et de Trump ! Il n’y aura aucun miracle !

 

Zowenmanogo Dieudonné ZOUNGRANA

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