Il s’agit d’un week-end surchauffé et mouvementé pour les populations de Loropéni dans la province du Poni qui ont vécu deux chaudes journées suite à l’arrestation du Roi Gan et de plusieurs de ses proches. Selon le site d’information, Bafuji info.com, des populations remontées ont incendié deux lieux de culte pour protester contre l’arrestation de leur chef et de plusieurs de ses proches (sept) accusés de «profanation de tombe et de violation de sépulture».
Selon plusieurs sources locales, tout est parti du décès d’une femme d’une soixantaine d’années dans ladite commune. La défunte explique notre confrère issue de la famille royale et «protestante» depuis une trentaine d’années a été inhumé par ses coreligionnaires.
Cette action des religieux aurait été jugée inacceptable par nombreux adeptes des coutumes au sein de la famille royale. Le 14 avril 2020, très remonté, le roi Gan aurait alors ordonné l’exhumation de la dépouille de la princesse afin qu’elle puisse être de nouveau inhumée dans le caveau familial aux côtés des devanciers dans la pure tradition Gan. Ce qui fut fait. Mais une plainte serait venue mettre le feu aux poudres.
Dans la journée du vendredi, une déferlante ira vandaliser et incendier deux églises protestantes de la commune de Loropéni en protestation contre l’arrestation du Roi Gan et d’une dizaine de ses proches par les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS).
Pour calmer le jeu qui prenait des proportions inquiétantes, le roi sera libéré dans la journée du samedi 18 avril afin de ramener le calme au sein de la communauté. Selon une source, une procédure judiciaire est en cours, et le procès de ces évènements pourrait s’ouvrir le mardi 21 avril prochain. Dans cette région (Sud-Ouest), les escarmouches entre traditionalistes et pratiquants des religions révélées sont légions.


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