Élément clé du plan américain en 20 points pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas, le Conseil de la paix voulu par Donald Trump est présenté par le président américain comme « le plus grand et le plus prestigieux conseil jamais réuni, en tout lieu et à toute époque ». Celui-ci tiendra sa toute première réunion le 19 février en présence de la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, bien que l’UE ne prévoit toujours pas d’intégrer le comité créé par le Républicain. L’Union assistera donc à l’événement avec le statut d' »observateur ».
Cette instance, initialement censée soutenir la transition d’après-guerre de Gaza dans le cadre défini par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies, entend « promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance fiable et légitime et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit ». Elle a officiellement été inaugurée par le milliardaire le 22 janvier lors du Forum économique mondial de Davos, en présence d’une vingtaine de dirigeants ayant choisi de la rejoindre. « Une fois que ce conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près tout ce que nous voulons », a déclaré Donald Trump, garantissant que son Conseil de la paix travaillera « en coordination » avec l’ONU.
La charte encadrant ce conseil, indique que les États souhaitant y obtenir un siège permanent devraient verser un milliard de dollars (860 millions d’euros) en liquidités. Le texte confèrerait par ailleurs des pouvoirs très étendus à Donald Trump, notamment un droit de veto sur les décisions de l’instance.« Chaque État membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président », indique par ailleurs le texte. Et de préciser que « ce mandat de trois ans ne s’applique pas aux États membres qui versent plus d’un milliard de dollars au Conseil de la paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la charte ».
Son organigramme prévoit la représentation d’une soixantaine de pays, parmi lesquels la Chine, adversaire de l’administration américaine, mais aussi la Russie, toujours engagée dans un conflit avec l’Ukraine qu’elle a elle-même provoqué. Dans le monde, de nombreux pays comme l’Argentine, la Turquie ou encore le Maroc ont déjà signé la charte. Côté Union européenne, seuls deux pays l’ont fait à ce jour : la Bulgarie et la Hongrie.


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